Le derby entre le Castres Olympique et le Stade Toulousain, disputé samedi soir au stade Pierre-Fabre, a basculé dans la controverse. Alors que le CO menait d’un point (22-21) et semblait en mesure de déloger le leader, une décision arbitrale contestée sur le demi de mêlée Santiago Arata a déclenché une vague d’indignation.
Ce carton jaune, jugé « incompréhensible » par de nombreux observateurs, a offert aux Toulousains une fin de match à sens unique, leur permettant de s’imposer largement avec le bonus offensif (25-42).
« Un vol en 4K » : c’est ainsi que certains supporters castrais ont qualifié la sanction infligée à Santiago Arata. L’action litigieuse s’est produite à vingt minutes du terme lors d’un contact spectaculaire entre deux internationaux sud-américains, Arata et le centre toulousain Santiago Chocobares. Tentant de sauter par-dessus le défenseur castrais, Chocobares a chuté lourdement au sol. Initialement, la vidéo n’a pas signalé de faute, mais l’arbitre de champ, Jérémy Rozier, a retenu une lecture différente.
Après plusieurs minutes de discussions entre les officiels, un véritable dialogue de sourds s’est installé autour de l’interprétation de la règle. Rozier a estimé que le fait qu’Arata se relève pendant le contact a provoqué un plaquage par retournement dangereux. « Le 9 se relève, donc il est en position de déséquilibrer l’adversaire. C’est un plaquage par retournement. Néanmoins, le 12 a une action de passer par-dessus, donc ce sera carton jaune. »
Cette décision a fait exploser la colère dans les tribunes de Pierre-Fabre, où une bronca mémorable a accompagné l’annonce de la sanction. Sur les réseaux sociaux, l’indignation s’est rapidement propagée à l’échelle nationale, avec des supporters dénonçant un « scandale » voire une « honte ». Même du côté toulousain, certains fans ont exprimé leur incompréhension face à cette exclusion temporaire qui a littéralement « offert » le match aux visiteurs.
Le tournant fut décisif. Réduit à 14, Castres a perdu le contrôle de la rencontre. Profitant de cette supériorité numérique, Toulouse a inscrit trois essais supplémentaires, transformant une possible défaite en une victoire bonifiée éclatante.
Pour le Castres Olympique, le sentiment d’avoir été « volé » domine largement, le match ayant basculé sur une seule décision arbitrale. Ce derby, qui aurait pu être la fête du rugby régional, laisse un goût amer aux Castrais. Toulouse consolide sa place de leader, mais la polémique autour de l’arbitrage de Jérémy Rozier promet d’alimenter les débats pendant toute la semaine.






