Le demi de mêlée international français Maxime Machenaud se rapproche d’un retour sur les terrains après une saison interrompue brutalement par une grave blessure. Le 11 octobre dernier, lors d’un match de Top 14 face à Pau, le joueur bayonnais a subi une rupture des ligaments croisés, une blessure qui avait plongé sa saison dans l’incertitude.
Malgré ce coup dur, l’ancien joueur du Racing 92 s’est rapidement fixé un objectif ambitieux : revenir à la compétition avant la fin de la saison. Et aujourd’hui, il est sur le point de tenir sa promesse.
D’après les dernières informations, Maxime Machenaud a repris l’entraînement collectif et pourrait rejouer d’ici deux semaines.
Interrogé par L’Équipe, il s’est exprimé avec une certaine joie et lucidité sur sa progression : « Oui, ça fait forcément beaucoup de bien. J’avais cet objectif-là en tête. J’ai beaucoup bossé. En tout cas, j’ai fait ce qu’il fallait faire pour revenir vite et surtout bien. Il y a des étapes à franchir et pour l’instant, tout se passe un peu comme je l’espérais. Je n’ai pas eu de complications dans ma rééducation. C’est ce qui m’a permis de retrouver le terrain à six mois. Il me manque encore un peu de temps pour retrouver les automatismes et j’espère pouvoir postuler assez rapidement. »
Le joueur vise une possible participation au match face à l’UBB, le 9 mai prochain : « C’est envisageable oui. On verra comment je me sens et si les entraîneurs estiment que je peux apporter quelque chose à l’équipe. »
Revenant sur sa rééducation, Machenaud a livré un témoignage franc sur les moments les plus difficiles : « Le premier mois est très difficile avec des douleurs. Tu as un peu la sensation que tu ne vas jamais retrouver ta jambe. Mais je savais ce qui m’attendait car j’avais déjà connu la même expérience en 2018 au même genou. Ce n’était pas la même opération parce qu’on ne peut pas faire deux fois la même après une rupture des ligaments croisés. En 2018, il m’avait pris de l’ischio. Et là, ils m’ont pris du tendon rotulien. Deux techniques différentes avec des avantages et des inconvénients. »
Il avoue également avoir redouté que cette blessure mette fin à sa carrière : « Oui dans le sens où j’étais en fin de contrat et on se demande forcément si on va retrouver un club et son meilleur niveau. Et non je n’avais pas peur parce que je savais qu’on pouvait revenir plus fort mentalement et physiquement après cette blessure. Bien sûr je n’ai pas le même âge qu’en 2018 mais je me suis dit qu’avec l’hygiène de vie que j’ai eue pendant ma carrière, ça pourrait payer à ce moment-là et que je pourrais revenir avec la même envie. »
Malgré cette peur initiale, Maximé Machenaud n’a jamais perdu sa motivation : « Quand on a cette blessure, on se rend compte de ce qui nous manque le plus. J’aime le fait de toucher le ballon, ces sensations d’avant-match, d’après-match, de compétition. C’est irremplaçable. Mais j’aime aussi le goût de l’effort. Certains préfèrent souvent arrêter parce qu’ils n’aiment plus s’entraîner. Moi, j’aime tout ce qui tourne autour, la préparation, la rigueur qu’il faut avoir pour perdurer, pour ne pas se blesser, l’alimentation. C’est un style de vie que j’ai depuis longtemps. Je fais autant de récupération que d’entraînement. Je fais tous les à-côtés que d’autres ne font peut-être pas. Et c’est aussi pour ça que je m’entraîne aussi peut-être plus que d’autres. À mon âge, la récupération est de toute façon encore plus importante. »
Un témoignage inspirant d’un joueur déterminé à retrouver les terrains et à finir sa saison en force.







