Le cas Jean-Luc Du Preez s’invite comme une source d’inquiétude grandissante au sein de l’Union Bordeaux-Bègles. Recruté l’été dernier pour renforcer la puissance physique du pack girondin, le troisième ligne sud-africain, international à 15 reprises, est immobilisé à l’infirmerie depuis le 18 janvier.
Victime d’un choc à Bristol en Champions Cup, le colosse de 114 kg traverse une véritable épreuve médicale, dont l’issue s’obscurcit de jour en jour. Son parcours à Bordeaux ressemble pour l’instant à un rendez-vous manqué : arrivé avec un genou fragilisé après son passage chez les Springboks, il a enchaîné les alertes neurologiques. Sa sortie prématurée à Bristol constituait sa troisième commotion cérébrale en moins d’un an, un seuil critique qui a imposé une vigilance extrême du staff médical.
« Avec l’ensemble du club et du staff médical, on est très prudent sur ce sujet des commotions cérébrales », expliquait récemment Yannick Bru. « On a vraiment joué de malchance avec lui. »
Malgré une première validation médicale par un neurochirurgien toulousain et une reprise de l’entraînement en avril avec un équipement de protection adapté, le retour sur le terrain est constamment repoussé. Si les tests physiques sont encourageants, clinquement la situation demeure préoccupante : Du Preez souffre de maux de tête persistants dès que l’effort s’intensifie. Face à cette rechute, le staff a réinstallé un protocole strict, interdisant tout contact physique.
Le pessimisme gagne en effet du terrain dans les rangs bordelais. Comme le souligne Sud-Ouest ce jeudi, bien que sous contrat jusqu’en 2028, l’ancien joueur de Sale n’a disputé que trois matchs avec l’UBB. Au-delà d’une saison gâchée, c’est l’avenir même de sa carrière qui paraît désormais incertain.
« On a fait le maximum concernant la protection du joueur », confie son manager, mais la récurrence des céphalées interdit toute projection fiable quant à son retour au stade Chaban-Delmas.
Pour l’instant, la santé de Jean-Luc Du Preez prime sur les enjeux sportifs. Le club refuse catégoriquement de compromettre l’intégrité cérébrale de son numéro 8, préférant mettre en suspens son avenir pour préserver sa santé.







