Ce dimanche à 16 h, l’ailier anglais Henry Arundell s’apprête à affronter Bordeaux-Bègles, tenant du titre, dans une toute nouvelle dimension. Son passage au Racing 92 avait laissé un goût d’inachevé, malgré des statistiques respectables. Aujourd’hui, sous les couleurs de Bath, le joueur de 21 ans est métamorphosé.
**Une intégration difficile en France**
Malgré des débuts prometteurs ponctués par un triplé spectaculaire à Toulon, Arundell n’a jamais réellement trouvé sa place au Racing 92. Finn Russell, son actuel coéquipier à Bath et ancien meneur de jeu du Racing, met en lumière plusieurs obstacles rencontrés en France : « Ce n’est pas toujours facile d’aller en France et de pouvoir s’exprimer sur le terrain ». Selon lui, la barrière de la langue a compliqué l’intégration : « la langue est compliquée et l’intégration difficile », tandis que son retour au Royaume-Uni lui a permis de « retrouver sa routine habituelle et son rythme ».
L’instabilité technique du Racing 92 a également pesé lourd : « Ces dernières années au Racing 92, il y a eu plusieurs entraîneurs différents, ce qui a un peu tout perturbé. Il y a aussi eu pas mal de changements au niveau de la charnière, ce qui rend les choses difficiles », explique Finn Russell.
**La renaissance éclatante à Bath**
Depuis son retour en Angleterre, Arundell brille littéralement. Devenu la star du Recreation Ground, il compte 13 essais en 17 rencontres, des chiffres impressionnants qui traduisent sa montée en puissance. Finn Russell ne cache pas son admiration : « Depuis qu’il est revenu ici, il a clairement retrouvé sa forme et il est en feu cette année. C’est génial de l’avoir ici ! Je ne l’ai pas beaucoup vu au Racing 92, mais il m’a vraiment impressionné depuis son retour ».
Sa polyvalence est un atout de taille pour le manager Johann van Graan. Russell souligne : « Au vu de l’équipe et de notre façon de jouer cette année, il s’est très bien intégré. Il peut évoluer aussi bien sur l’aile gauche que sur la droite, ou encore à l’arrière ; c’est donc un atout précieux ».
**Un message clair pour le XV de la Rose**
Les performances en club d’Arundell ont rouvert les portes de la sélection anglaise, où son talent suscite une vive attente. Avant le Tournoi des 6 Nations, l’ancien international Ugo Monye avait résumé l’espoir général dans une chronique pour le Guardian : « Mon message pour l’Angleterre est simple : donnez le ballon à Arundell dès le début du match contre le pays de Galles ». Un conseil suivi d’effet, puisque le joueur avait inscrit un triplé lors de cette rencontre.
À l’approche du choc face à l’UBB, Finn Russell conclut avec impatience : « Il sera intéressant de le voir s’exprimer face à l’UBB ce week-end ! ». Les Bordelais savent désormais que l’Arundell d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui aperçu sur les pelouses du Top 14.






