Présent au Stade Atlantique ce dimanche, Yannick Bru vit une demi-finale de Champions Cup particulière. Suspendu deux semaines par la Ligue Nationale de Rugby pour « manque de respect envers l’autorité d’un officiel de match » après la défaite contre le Stade Rochelais, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles est interdit de banc et ne peut pas échanger directement avec ses joueurs.
Officiellement, Bru doit rester isolé durant toute la rencontre, sans contact avec son staff. Pourtant, en coulisses, la réalité semble plus floue.
Interrogé avant le coup d’envoi, Christophe Laussucq a laissé planer le doute sur l’organisation mise en place : « On va voir comment ça se passe. Après, on est habitués, on est suffisamment de coachs. » Avant d’ajouter avec un sourire entendu : « Il passera des consignes, je ne sais pas par quels moyens, je ne sais pas si on a trop le droit de le dire… On va se débrouiller, je ne suis pas inquiet pour ça. »
Ce sous-entendu laisse entendre que, même exclu du terrain, Bru pourrait conserver une influence sur le déroulement du match.
Preuve supplémentaire de cette situation atypique : l’emplacement exact du manager dans le stade n’a pas été communiqué. Une discrétion assumée, alors que cette demi-finale face à Bath Rugby a déjà été perturbée par un coup d’envoi retardé à cause d’orages.
Dans ce contexte particulier, l’UBB devra compter sur son staff élargi et ses leaders sur le terrain, tout en sachant que Yannick Bru, quelque part dans les tribunes ou en loge, suit chaque action de très près.







