La qualification de l’Union Bordeaux-Bègles face à Bath continue de faire réagir outre-Manche. Si la supériorité des Girondins est largement reconnue, notamment grâce à un immense Maxime Lucu, la presse anglo-saxonne dénonce également l’influence de la réalisation télévisée française sur certaines décisions clés du match.
### Lucu encensé, Dupont mis en difficulté
Sur le plan sportif, les médias britanniques ne tarissent pas d’éloges. Planet Rugby juge que « Il est sans doute le demi de mêlée le plus en forme du rugby mondial ». Le même média souligne aussi la performance de Matthieu Jalibert, estimant qu’« Il a fait passer Finn Russell pour un amateur ». The Times, quant à lui, ne cache pas son admiration : « Maxime Lucu en grande forme fait pâlir Antoine Dupont ».
### La réalisation française dans la ligne de mire
Toutefois, ces compliments sont rapidement éclipsés par des critiques sévères. Planet Rugby dénonce la couverture télévisée, affirmant que « La faute en incombait aux diffuseurs français chargés de fournir les images pour vérification, ce qui a eu pour conséquence que certaines actions potentiellement fautives n’ont pas été examinées avec la rigueur nécessaire ». Ce problème, selon le site, n’est pas isolé : « On comprendrait si c’était un cas isolé, mais le problème de l’indisponibilité des rediffusions est récurrent concernant les matchs en France, et il faut que ces manœuvres douteuses cessent ».
### Des attaques frontales et sarcastiques
Le Telegraph pousse même la critique plus loin avec une pointe d’ironie : « Quand une théorie du complot n’est-elle pas une théorie du complot ? Quand la CIA, le Mossad et les réalisateurs de télévision français sont-ils réellement tous ligués contre vous ? » Le quotidien britannique, plus incisif, accuse les réalisateurs : « La grande majorité des complots supposés peuvent être attribués à de l’incompétence plutôt qu’à de la malveillance. À mes yeux, tous les réalisateurs de rugby français sont des producteurs d’art et essai frustrés, bien plus intéressés par de longs plans de supportrices séduisantes ou des ralentis d’un joueur qui applaudit que par la tâche plus banale de raconter le déroulement d’un match de rugby ». Il conclut : « Peut-être s’agit-il d’un biais inconscient, peut-être d’un favoritisme plus assumé ou, plus probablement, d’une bonne vieille paresse à la française, mais il y a bien trop de cas où une équipe jouant sur le sol français ne bénéficie pas des ralentis télévisés dont profitent les locaux, et cela dépasse le simple hasard ».
### Une frustration partagée par les anciens internationaux
Ces critiques trouvent un écho chez d’anciens joueurs anglais. Andy Goode confie : « Cela devient un peu une blague avec les réalisateurs français », tandis que Lawrence Dallaglio estime que Bath « peut se sentir lésé ». Du côté irlandais, Will Slattery déplore également : « Le personnel de production de la télévision française reçoit-il des médailles à la fin de la saison pour sa contribution au rugby français ? Tellement, tellement de choses ignorées, tellement de moments décisifs manqués. Cela a eu un grand impact sur cette seconde mi-temps ».
### Une finale à l’abri de la polémique ?
Cette controverse, si virulente, ne devrait pas se renouveler lors de la finale qui se tiendra à Bilbao, sur un terrain neutre, loin des critiques adressées à la réalisation française. Pourtant, au-delà de la performance éclatante de l’UBB, cette demi-finale laisse une marque durable dans les esprits britanniques.







