Il y a dix jours, Clermont réalisait une performance majeure en venant à bout du Stade Toulousain au Stadium, lors de la 22e journée du Top 14. Ce succès a dynamisé le groupe auvergnat, qui s’est remis au travail cette semaine en vue de son prochain rendez-vous contre l’USAP, programmé ce week-end.
L’entraîneur adjoint de l’ASM, Julien Laïrle, s’est confié à La Montagne sur l’impact de cette victoire. « Le retour a été chantant, mais pas explosif. Evidemment, on en a profité, entre nous surtout, ce qui était important dans la cohésion du groupe. C’était bien, mais dès le mardi on s’est remis au travail parce que c’est la fin de saison qui compte maintenant. »
Si cette victoire a clairement reboosté les Auvergnats, Laïrle appelle à rester mesuré : « Le match de Lyon nous avait déjà permis de retrouver cette confiance. Après, la rencontre à Toulouse nous a repropulsé dans de bonnes conditions au classement si on ne déconne pas d’ici la fin de saison. Mais il ne faut pas trop, trop s’emballer. »
Selon lui, la victoire au Stadium n’avait rien d’exceptionnel en soi : « Personnellement, j’ai retrouvé la même ambiance qu’à Montpellier ou qu’à Toulon. Comme une victoire à l’extérieur, ni plus, ni moins. Après, c’est vrai que tu gagnes à Toulouse, au Stadium, un dimanche soir à 21 heures, avec deux petits jeunes des Espoirs au poste de pilier droit. Donc forcément, tout ça te renforce un peu l’énergie du groupe. Et comme pas grand monde nous attendait à Toulouse… Forcément, le stress et la pression de la fin de match aussi fait qu’on a exulté dans le vestiaire. Mais l’important, c’était de revenir la semaine d’après en récupérant d’abord, mais aussi en étant conscient que le championnat était loin d’être fini. »
Pour Laïrle, la force de Clermont réside dans sa résilience mentale : « Je pense que le groupe a opéré cette bascule depuis un petit moment parce que sinon tu vas pas faire une performance à Toulouse, tu ne fais pas une performance contre Lyon après deux déconvenues comme celles qu’on avait eu contre Montpellier et contre le Stade Français. Lyon nous a permis de remettre un peu l’église au centre du village après les 60 points encaissés au Stade Français. À Toulouse, on y est allé pour jouer notre va-tout, mais je pense que c’est surtout cette capacité mentale à ne pas lâcher qui compte. À 21-0, tu te dis que ça va être très long et je pense que tout le monde se le dit. Et finalement, les joueurs sont restés appliqués, focus, concentrés, ne se sont pas lâchés. Et je pense que c’est plutôt cette physionomie du match là qui crée des liens encore plus forts au niveau de l’équipe. »
Pour maintenir la dynamique et bien finir la saison, le staff clermontois a décidé d’intensifier la pression à l’entraînement : « On bascule en remettant d’abord de la tension et de la pression à l’entraînement. Comme vous le dites, Perpignan viendra sans pression. Je pense qu’ils préparent déjà leur match de barrage donc ces matchs à l’extérieur peuvent être importants pour eux. C’est une équipe qui est très dangereuse sur les turnovers et les ballons de contre. Donc si on commence à jouer à la ba-balle et à tomber tous les ballons, on risque d’être en danger. Donc voilà, il ne faut pas gâcher les quatre points qu’on a ramené de Toulouse, ça c’est primordial. »
Enfin, Julien Laïrle explique pourquoi Christophe Urios a haussé le ton lors de l’entraînement de mardi : « Non, c’est que tout le monde a envie d’être impliqué dans cette fin de saison. Les joueurs s’engagent. Il ne nous reste plus que quatre matchs, c’est le moment d’être le plus précis possible dans ce qu’on fait et de garder le combat et l’engagement pour le week-end. Donc le recadrage de Christophe a plutôt porté sur la première moitié de l’entraînement où c’est parti un peu dans tous les sens. Tout le monde veut rentrer dans l’équipe, ce qui est bien, c’est une bonne chose d’avoir de l’émulation, mais il faut qu’on soit plus appliqués sur nos entraînements pour bien préparer nos matchs. »







