Cyril Cazeaux, deuxième ligne de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), s’est confié à Midi Olympique après la qualification de son équipe en finale de la Champions Cup, acquise face à Bath en demi-finale.
Le joueur revient sur ce succès intense. « Non, on savait que ce serait un match tendu jusqu’au bout, parce qu’on avait analysé que dans les 20 dernières minutes, les joueurs de Bath finissaient très fort à chaque match. Donc, on s’était préparés à ça. Sur le banc, on a essayé d’apporter un plus en fin de match. Jusqu’à la soixante-dixième minute, après on a pris un peu le large. Mais sinon, c’était tendu. On a vu qu’à dix minutes de la fin, ils étaient toujours à cinq points derrière nous. Donc, ça pouvait tourner dans les deux sens. Nous avions une mission, on devait jouer une demi-heure et il fallait qu’on apporte un supplément d’âme, un supplément de fraîcheur et de puissance pour cette fin de match. On savait que c’était leur point fort donc on voulait les contrer sur ça. »
Interrogé sur la réussite de l’UBB en Champions Cup, Cazeaux explique : « Je ne sais pas si c’est une explication, mais c’est vrai qu’on prend beaucoup de plaisir à la jouer. C’est une compétition qui permet de faire des gros matchs en termes de temps de jeu effectif. C’est ce qu’on aime et le fait de jouer autant nous correspond. C’est un bonheur pour nous. »
Le Bordelais compare ensuite l’intensité de ce match à celle d’un affrontement contre le Stade Toulousain : « C’est différent. L’intensité n’est pas la même que celle qu’on ressent dans les matchs face au Stade Toulousain où ça tape beaucoup plus. On sait qu’il y a cette rivalité entre nous. Forcément, sur le combat, c’est un peu plus élevé. Mais sur la vitesse du jeu, sur toutes les phases de ruck, ça va quand même plus vite avec les Anglais. Donc, on doit s’adapter. »
L’UBB se prépare désormais à affronter le Leinster en finale. « On a regardé le match contre Toulon tous ensemble. On les connaît. Les Irlandais sont quand même très précis dans tout ce qu’ils font. On va bien travailler, bien analyser leur jeu pour essayer de les contrer et de perturber leur système. »
Enfin, Cyril Cazeaux se dit fier de disputer une nouvelle fois cette finale : « C’est une fierté d’y revenir. Une fois qu’on y a goûté, on n’a pas envie de s’arrêter à une seule fois. Forcément, y revenir, c’est un plus pour nous, c’est du bonus. En plus, on va à Bilbao, je pense que ce sera plus facile pour tous les Bordelais de se déplacer là-bas. On espère que ce sera une belle fête. »







