Vendredi soir, Soyaux-Angoulême a concédé une lourde défaite sur la pelouse du SU Agen, s’inclinant 45-14. Une performance qui a vivement agacé le manager du club, Alexandre Ruiz.
Dans un entretien accordé à Midi Olympique, Ruiz a salué la prestation de l’équipe d’Agen tout en exprimant sa profonde frustration face à la prestation de ses joueurs. « Défaite logique. Félicitations à Agen pour la prestation qu’ils ont faite. Ils nous ont mis sous pression avec et sans le ballon. Ils nous ont obligés à réagir et je pense qu’on a très mal réagi. On a été très indisciplinés. Tout d’abord par la règle, on a pris sept cartons. On a joué soixante-dix minutes cumulées à quatorze ou à treize », a-t-il expliqué, pointant également un jeu au pied défaillant qui a donné « toutes ces opportunités à Agen de remporter le match avec le bonus ce soir. »
Sévère, le manager n’a pas hésité à recadrer fermement son groupe au sujet de cette indiscipline inacceptable selon lui. « Carrément. Ce n’est pas acceptable de rendre une copie pareille en termes de discipline et d’avoir autant de jeu déloyal. Peu importe le niveau, prendre autant de cartons dans un match de rugby, ce n’est pas acceptable. C’est quelque chose que je ne comprends pas. C’est la première fois en trois ans que ça arrive et je ne l’accepte pas une seule seconde. »
Il a ensuite analysé les causes de cette indiscipline, la reliant à un manque de connexion et à une réaction excessive face à la pression imposée par Agen : « On nous a obligés à être dans la réaction plutôt que dans l’action. Quand tu subis les collisions offensives ou défensives, ou la pression imposée par Agen, et que tu n’es pas connecté entre toi, ça crée de la frustration, de la réaction. Ça nous oblige à réagir de la sorte et je trouve cette réaction-là pas possible. »
Enfin, il a fustigé le jeu au pied défaillant de son équipe, facteur clé du naufrage. « Tu ne peux pas avoir un jeu au pied de la sorte qui te met sous pression. On ne peut même pas parler du reste du rugby. Notre connexion défensive a été en difficulté. On n’arrive pas à lancer le jeu à partir de notre conquête. On a été sous pression dans notre camp parce qu’on n’en sort pas bien. Quand tu cumules les pénalités, tu subis et au bout d’un moment tu craques. On a très mal commencé et on a très mal fini. On n’a pas eu beaucoup de périodes où j’ai trouvé qu’on avait été dans le match. »
Un verdict sans appel qui laisse présager des remises en question dans les rangs de Soyaux-Angoulême.







