Malgré une saison marquée par de nombreuses blessures, l’arrière de l’Union Bordeaux-Bègles, Romain Buros, fait preuve d’une détermination sans faille alors que l’UBB aborde la phase cruciale de sa saison.
Titulaire ce samedi face à Perpignan, le Bordelais espère enfin relancer une dynamique, devenue particulièrement frustrante depuis plus d’un an. En conférence de presse, il n’a pas caché ses difficultés : « Ma saison est plutôt chaotique. Mais je fais partie de ces joueurs qui ont vraiment très envie de jouer. » Il poursuit avec optimisme : « J’ai envie que la roue tourne et je suis sûr qu’elle finira par tourner. »
Les ennuis physiques de Buros s’étendent sur plus d’une année. Blessé au mollet lors de la préparation estivale, il n’a pu reprendre la compétition qu’en novembre, avant de connaître une rechute à la cheville au printemps. Depuis sa première sélection avec le XV de France contre les All Blacks en novembre 2024, il peine à enchaîner les matchs. Pourtant, il reste lucide : « J’accepte le destin qui est le mien. »
Son retour à la compétition reste délicat. Sa performance décevante à Bayonne la semaine dernière témoigne de sa période de doute. « D’un point de vue rugbystique, on ne peut pas dire que j’ai fait un bon match », reconnaît-il. Mais physiquement, il progresse : « Je me sens de mieux en mieux. Il y a quand même beaucoup de choses à valider. Il faut que j’enchaîne, que je retrouve toutes les sensations. Et que je refasse des bons matchs aussi parce que c’est important pour la confiance. »
Dans le staff bordelais, personne ne remet en question son engagement. L’entraîneur Aurélien Cologni loue la force mentale de Buros, qui travaille sans relâche pour retrouver le niveau affiché la saison passée.
Malgré ses déboires, Romain Buros garde une vision positive pour l’avenir : « On peut aller chercher un titre, on peut aider l’équipe que ce soit en Top 14 ou en Champions Cup si on me donne l’opportunité de jouer. » Enfin, il fait preuve d’une belle sagesse : « Mon chemin est peut-être un peu plus dur que certains, mais il est aussi beaucoup plus simple que pour d’autres. D’un point de vue personnel, je suis papa depuis peu, donc c’est très positif. Il faut relativiser, il y a des gens qui sont dans des situations bien plus difficiles. »







