Le Castres Olympique vise haut sur le marché des transferts. Plus qu’un simple joueur, le club tarnais voulait un leader capable de transformer une équipe. Après plusieurs mois de négociations, le CO a réussi à séduire Dalton Papali’i, troisième ligne des Blues et international néo-zélandais à 37 reprises, qui rejoindra le Top 14 la saison prochaine.
**Castres cherchait un patron**
L’idée est venue de Pierre-Yves Revol, président du club. Convaincu que l’effectif avait besoin d’un élément apportant plus qu’un simple rendement sportif, il a expliqué dans *L’Équipe* :
*“On avait identifié tous les profils, tout était bouclé, mais je me suis dit qu’il manquait quelque chose dans ce groupe, un leader supplémentaire, un type avec une autorité, une notoriété.”*
Le dirigeant voulait une figure emblématique, capable d’incarner un vrai leadership dans le vestiaire, à l’image des grandes légendes passées par Castres.
*“On a beaucoup d’espoirs, de joueurs locaux, mais il fallait, pas une star, mais encore une fois, une sommité, un joueur incontestable comme l’était Gary Whetton quand il a rejoint Castres en 1992.”*
**Les réseaux du CO ont fait la différence**
Le dossier a été confié au directeur général Matthias Rolland, qui a rapidement sollicité plusieurs agents pour sonder le marché international. C’est alors qu’un nom ressort : Dalton Papali’i.
*“Rapidement, Raphaël Lakafia, qui travaille pour l’agence SD Management me dit qu’il y a une possibilité avec Papali’i, qui n’est pas libre, mais qui a une clause, et qui a très envie de venir en Europe et en France en particulier,”* relate Rolland.
Cette opportunité était presque un exploit, car attirer un All Black en pleine préparation de Coupe du monde semblait improbable.
**Trois mois de discussions**
Le transfert ne s’est pas conclu en quelques jours. Près de trois mois de négociations ont été nécessaires entre la première prise de contact et la signature finale.
*“Il y a eu plusieurs visios avec Xavier Sadourny et Steven Setephano, notre entraîneur de la défense, qui est néo-zélandais,”* détaille Matthias Rolland.
Les discussions ont même impliqué les familles :
*“Les femmes se sont parlées aussi. C’est un choix de carrière et de vie aussi.”*
Dalton Papali’i s’est également renseigné auprès d’anciens All Blacks passés par Castres, tels que Jack Goodhue et Gary Whetton.
**Un oui immédiat**
Quand l’opportunité s’est vraiment présentée, Pierre-Yves Revol n’a pas hésité.
*“Après quelque temps, Matthias m’appelle, et me dit qu’il y a une ouverture avec Papali’i…”* raconte le président. Sans entrer dans les détails financiers, il affirme avoir immédiatement validé l’opération :
*“Je lui dis banco.”*
Aujourd’hui, au sein du CO, tout le monde est convaincu d’avoir trouvé le profil idéal.
*“On est heureux, on a trouvé notre mouton à cinq pattes, il remplissait toutes les cases, c’était l’évidence même.”*
Avec cette signature, Castres réalise probablement l’un des plus gros coups de son recrutement estival.







