La saison de Pro D2 s’achève ce samedi avec une finale très attendue à Ernest-Wallon : Vannes affronte Provence Rugby pour le titre et une place en Top 14.
Sur le papier, les Bretons partent favoris. Relégué l’an dernier après une première saison dans l’élite saluée, le RC Vannes a affiché une ambition claire de retour immédiat en Top 14. Tout au long de la saison, les Morbihannais ont dominé leur championnat avec autorité.
Vannes a terminé en tête de la phase régulière avec une confortable avance sur ses poursuivants. Avec quinze bonus offensifs au compteur, le club breton a prouvé sa supériorité dans la division. Cette domination a été confirmée en demi-finale face à Oyonnax, battu sèchement 48-7 grâce à une performance collective impressionnante emmenée par Francisco Gorrissen. Solide en défense, efficace au ballon et porté par une confiance collective forte, Vannes semble avoir tous les ingrédients pour décrocher un nouveau titre en Pro D2, après celui obtenu en 2024.
Cependant, la finale reste incertaine. Provence Rugby arrive en outsider mais affiche une forme éclatante en cette fin de saison. Battus lourdement à l’aller (40-7), les Aixois ont renoué avec leur meilleur niveau en championnat en renversant Vannes 34-31 lors du match retour, après avoir été menés 24-0, infligeant « un impressionnant 34-0 » aux Bretons en seconde période.
Cette victoire a lancé une dynamique irrésistible. Provence Rugby a terminé la saison régulière sur un nuage, avant d’éliminer Brive en barrage (39-21) puis de réaliser un exploit à Colomiers (36-28) en demi-finale. Le coach Philippe Saint-André a savouré ce rôle d’outsider : « Continuez à dire qu’on est outsiders, ça nous va très bien. »
Ce discours reflète l’esprit combattif de Provence Rugby, capable de renverser la tendance face à un favori logique, Vannes. La finale s’annonce donc plus équilibrée qu’il n’y paraît.
Pour Midi Olympique, le RC Vannes reste le grand favori, sa régularité et sa maîtrise sur la durée offrant « les meilleures garanties » avant ce rendez-vous décisif. Mais dans une finale, tout peut basculer.







