En fin de contrat avec Béziers, Samuel Marques ne sera pas retenu par l’ASBH. Le demi-de-mêlée a choisi de rejoindre Carcassonne pour la saison prochaine.
Dans une interview accordée à Midi Libre, l’ancien Toulousain exprime sa déception et dénonce “des injustices et des dirigeants qui ont abandonné”. Il affirme vouloir continuer sa carrière à Béziers, expliquant : « Quand on vit dans une structure où il y a autant de passionnés, de supporters amoureux du club, il est difficile de tourner la page. Surtout quand les gens me demandent pourquoi je pars… Il faut qu’ils sachent que cela ne vient pas de moi. Je souhaitais rester. »
Loin des rumeurs, il clarifie sa situation : « Mon souhait était de finir ma carrière à Béziers avec mon ami Charly Malié. C’était convenu avec le club et j’avais rencontré les dirigeants très tôt dans la saison à ce propos. Quand je lis dans la presse que j’ai demandé une prolongation de contrat de plusieurs années, c’est totalement faux. J’avais été clair, je ne voulais qu’un an de plus. Ce sont eux qui me proposaient même plusieurs années de plus et même, ensuite, de rentrer dans le staff. On m’offrait même de me payer mon diplôme d’entraîneur. »
Samuel Marques critique également la gestion de son départ : « Cela fait partie des choses qui me dérangent car j’ai toujours été franc et honnête avec ces personnes-là. C’est comme lorsque j’entends que le fait de disputer la Coupe du monde avec le Portugal ne m’aurait pas rendu assez disponible pour le club. Cela me fait rire car j’ai toujours donné la priorité à l’ASBH, cela aurait encore été le cas. Au-delà du fait de ne pas me conserver, c’est la manière dont cela a été fait qui me dérange. » Il accuse la direction d’un manque d’humanité : « J’ai reçu un contrat par mail avec une proposition en bonne et due forme. Mais je le répète, c’est plus ce qui se raconte sur moi et sur la manière dont tout a été fait qui m’ennuie. J’ai joué au rugby pour le côté humain de ce sport et avec cette direction il n’y en a pas du tout. »
Malgré ses tentatives de dialogue, il n’a jamais obtenu de réponse. « Bien sûr, oui ! J’ai tenté de contacter Bob Skinstad (le co-président du club) parce qu’il y avait tout cela qui me dérangeait. Mais aujourd’hui, je n’ai toujours pas de retour de sa part. J’aurais au moins aimé que l’on se parle, que l’on se dise la vérité. Je peux entendre que les dirigeants ne soient pas contents de mon rendement, de mon investissement. Mais que l’on dise au moins la vérité sur les circonstances de mon départ. Mais une fois qu’ils m’ont fait savoir qu’au final, ils ne souhaitaient pas me conserver, j’ai entendu plein de fausses excuses pour ne pas me garder. »
Si le joueur pourrait envisager une action contre le club, il choisit de ne pas porter l’affaire devant la justice : « Je pourrais effectivement le faire puisque j’ai cette proposition par mail. Mais je n’ai pas envie d’attaquer l’ASBH parce que pour moi, elle est bien plus importante que tout. En décembre, j’avais été contacté par deux clubs, l’un de Top 14 et l’autre de Pro D2. Ils souhaitaient m’embaucher immédiatement. Les dirigeants étaient prêts à me libérer. Mais c’était inimaginable parce que je ne voulais pas abandonner les copains et tous les gens qui croyaient en nous. »
Enfin, Samuel Marques revient sur sa signature à Carcassonne : « Cela s’est fait naturellement. Quand les Carcassonnais ont entendu que Béziers ne souhaitait pas me conserver, ils sont revenus vers moi. J’avais d’autres propositions pour aller plus loin mais ma vie de famille est ici, à Béziers. Je ne voulais pas partir loin des miens. C’est vraiment un choix familial, le but étant de pouvoir faire la route tous les jours. Je suis vraiment content d’aller à Carcassonne. C’est un club où j’ai passé deux très belles années, qui est familial et sain. J’ai hâte de retrouver une nouvelle bande de copains avec qui on va jouer au ballon. »







