Malgré une défaite 31-20 sur le terrain du Racing 92, Ugo Mola, manager du Stade Toulousain, a affiché une certaine satisfaction quant à la performance de son équipe. Si le score est défavorable, l’état d’esprit et l’énergie déployés par les Rouge et Noir ont retenu son attention, même s’il déplore « un cruel manque d’efficacité dans les moments clés ».
Face aux nombreuses critiques sur le niveau de jeu de Toulouse, Mola a tenu à remettre les pendules à l’heure. « J’ai lu et entendu ce que vous écrivez ou dites sur nous. J’ai l’impression qu’on n’était pas du tout premiers », a-t-il lancé, rappelant la position concrète de son équipe : « J’ai entendu beaucoup d’équipes cette semaine qui parlaient de Brennus. Nous, on reste à notre place, on jouera en demi-finales le vainqueur de Pau-Racing et ce ne sera pas facile. »
Malgré les approximations offensives pointées du doigt, le manager toulousain s’est montré ferme. « On n’a pas vu le même match. On a breaké combien de fois ? La possession est toulousaine tout au long du match. Ils viennent trois fois dans notre camp et ils sont très réalistes, notamment sur des erreurs de notre part. » Il estime que le contenu proposé reste « largement positif » : « Ils jouaient une qualif et nous on a joué un rugby qui m’a plu globalement même si le manque de réalisme est évident. On est venu jouer un match de rugby sérieux. »
Visiblement agacé par certaines analyses, Ugo Mola a lancé : « Vous vous inquiétiez pour le Stade Toulousain, vous vous inquiétiez pour le nombre de JIFF du Racing, vous feriez mieux de vous inquiéter pour ceux qui ne sont pas qualifiés. » Et d’ajouter : « Parfois, vous ne regardez pas les choses objectivement. »
Concernant l’élimination prématurée de Bordeaux-Bègles, le technicien toulousain est resté évasif puis plus incisif. « Ça dit que le Championnat est âpre, que le niveau constant s’élève. Mais je n’ai pas à commenter les contre-performances ou performances des uns ou des autres. » Interrogé sur le fait que Toulouse ne rencontrera pas l’UBB en phase finale, il a répondu sans détour : « À ce jour, la phase finale, ce sont les six premiers qui la jouent. » Concluant avec une pointe d’ironie : « Ça ne va pas être de ma faute non plus si Bordeaux n’est pas qualifié. Si vous voulez, on peut s’excuser à leur place. »
Cette sortie sèche ne devrait pas rester sans écho alors que les phases finales du Top 14 se profilent à l’horizon.






