Sacrée à domicile lors de l’étape de Bordeaux, l’équipe de France masculine de rugby à 7 a terminé sa saison en apothéose. Bien plus qu’une victoire, cette médaille d’or pourrait marquer un tournant majeur pour les Bleus à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles.
Après une saison marquée par des performances irrégulières, avec notamment une décevante septième place à Perth en février, la sélection entraînée par Benoît Baby a renoué avec son meilleur niveau devant un public enthousiaste. Ce triomphe offre à Baby son premier titre depuis sa prise de fonction et concrétise l’objectif fixé en début de saison.
Via Midi Olympique, Benoît Baby souligne l’importance de cette victoire pour l’avenir : « Cette médaille d’or doit en amener d’autres déjà. Mais elle doit aussi amener la qualification olympique. On doit se construire pour la suite, parce que ça va être de plus en plus dur. » L’objectif est clair : décrocher leur billet pour les Jeux de 2028, priorité dès la saison prochaine.
Ce regain de compétitivité relance également un débat sur l’éventuelle intégration de joueurs issus du rugby à XV dans le groupe France 7. Parmi les noms évoqués, celui de Louis Bielle-Biarrey revient avec insistance. Ailier de l’Union Bordeaux-Bègles, son profil et ses qualités physiques semblent taillés pour le sept.
Florian Grill, président de la Fédération française de rugby, se montre favorable à cette hypothèse : « Je pense que Louis serait un excellent joueur de rugby à 7. Ça fait longtemps qu’on se dit que c’est une potentialité évidente pour ce sport, mais ça vient du joueur. Vous savez, tout doit partir des joueurs et de leurs envies sportives. Je pense qu’Antoine Dupont a considérablement bénéficié au rugby, mais a aussi bénéficié des Jeux olympiques, car c’est un coup de projecteur juste phénoménal. Les joueurs ne sont pas fous, ils ont compris l’intérêt que ça représente. » Il rappelle d’ailleurs que « ma première décision de président avait été de permettre de créer les conditions pour qu’Antoine Dupont puisse faire les Jeux olympiques ».
Dans le groupe France 7, l’idée d’accueillir Bielle-Biarrey enthousiasme. Grégoire Arfeuil, joueur emblématique de l’équipe, n’hésite pas à souligner son apport potentiel : « Déjà, il va à 10 000 et répète les efforts ! Donc c’est sûr que si on l’a dans l’équipe, il ne peut être qu’une plus-value. C’est un des meilleurs joueurs à son poste au monde. S’il nous rejoint, on sera très heureux. »
Le sélectionneur Benoît Baby partage cet enthousiasme, tout en fixant les règles du jeu : « Louis, je le connais, je l’ai déjà eu avec les U20. C’est un mec super qui va nous apporter beaucoup d’humour et de joie à l’intérieur du groupe. C’est un joueur de qualité… Après, on verra s’il a les attitudes pour s’adapter avec nous. S’il veut venir, c’est avec grand plaisir mais l’équipe de France n’appartient à personne. S’il est bon, il entrera avec nous mais c’est à lui de gagner sa place. »
La consécration à Bordeaux clôt une saison pleine d’espoirs pour le rugby à 7 tricolore. Forts d’une génération ambitieuse et d’un projet relancé, les Bleus se projettent désormais vers 2028, avec la ferme intention de briller sur la scène olympique et d’intégrer, peut-être, des talents issus du rugby à XV. La course vers Los Angeles est lancée.







