À quelques jours de la demi-finale de Top 14 face au Stade Toulousain, le Racing 92 affiche une confiance retrouvée, notamment dans un secteur longtemps pointé du doigt : le paquet d’avants.
Lors du barrage contre Pau, les Franciliens ont dominé dans les impacts, remporté la bataille au sol et fait plier leurs adversaires en mêlée sur la fin du match. Cette montée en puissance porte la marque d’Olivier Azam, ancien talonneur international et désormais responsable des avants du Racing 92, qui ne cache pas sa satisfaction à propos de plusieurs joueurs clés.
Parmi eux, Guram Gogichashvili incarne ce renouveau. Azam souligne : « Tous les matins, c’est le premier arrivé, et toujours avec le sourire. » Il ajoute à son propos : « Personne ne parle de “Guri” mais c’est un gars qui peut te sortir 15-20 plaquages tous les week-ends et qui répète les actions à haute intensité pendant 60-65 minutes. Il est très agressif dans les zones de contact. Il aime ça. »
Autre joueur en pleine progression, Demba Bamba, longtemps sanctionné cette saison, a selon son entraîneur « réussi, depuis, à mieux canaliser son énergie, à mieux maîtriser techniquement ce qu’il fait. » Azam insiste : « Vu sa force pure, sa puissance, il faut qu’il reste sur des choses très simples et très axiales. Il n’a pas besoin de travailler sur le subterfuge. »
Arrivé l’été dernier de Sale, Jonny Hill a gagné en importance au fil des mois. Olivier Azam explique : « Je voulais qu’il comprenne le rugby français, qu’il s’imprègne du Top 14. » Aujourd’hui, l’ancien Lion britannique est l’un des leaders du paquet d’avants : « Il annonce en touche avec Maxime Baudonne et Thomas Lainault. Pour moi, c’est un très bon relais parce qu’il est calme et possède une grosse intelligence de jeu. Si vous voulez connaître sa meilleure place, la réponse est : il faut juste qu’il soit sur le terrain. »
À 35 ans, Romain Taofifenua reste une pièce maîtresse du Racing. Plus qu’un joueur, il est « le papa du groupe. Pour le groupe, il est apaisant. Il rassure les autres. C’est un phare au milieu de la tempête. » Malgré son expérience, il continue d’impressionner : « Plus il est sur le terrain, mieux il joue. »
Maxime Baudonne confirme lui aussi son explosion cette saison, en particulier dans son jeu défensif. Azam salue « son activité de fou » et son efficacité : « Non seulement il peut distribuer 15 ou 20 plaquages mais, en plus, ce sont souvent des plaquages positifs. »
Enfin, Olivier Azam évoque la révélation du club, Shingi Manyarara. Dès son arrivée, l’entraîneur a été impressionné : « Je voyais ce gamin, tout seul, le nez dans son ordi à 19 heures, à 20 heures. J’ai vite compris que ce garçon avait une idée très précise de ce qu’il voulait faire de sa carrière. » Sa détermination force le respect : « Son envie d’apprendre et son goût pour le travail sont sans limite. C’est un potentiel de fou. »
Alors que le Racing 92 se prépare à défier le Stade Toulousain en demi-finale, Olivier Azam est convaincu que son paquet d’avants est désormais capable de rivaliser avec n’importe qui en Top 14. Une promesse de combat intense pour une place en finale.







