Quand il ne prépare pas une demi-finale de Top 14 avec le Stade Toulousain, Thibaud Flament prend de la hauteur. Très haut même. Loin des terrains et des entraînements, l’international français s’adonne à une passion singulière : l’astronomie. Une échappatoire qui lui offre une vraie déconnexion et une perspective bien plus vaste que celle du rugby.
**Thibaud Flament, le rugby… et les étoiles**
Alors que plusieurs joueurs du Stade Toulousain préfèrent le golf pour s’aérer l’esprit, Thibaud Flament a choisi de lever les yeux vers le ciel. « Ce n’est pas une passion, c’est un petit centre d’intérêt », confie-t-il à La Dépêche. Mais lorsque le sujet revient, son enthousiasme est palpable : « J’explore un peu, même si ce n’est pas révolutionnaire. Je pointe avec mon téléphone qui est connecté au télescope et je regarde. Ça me permet de mettre les choses en perspective, de voir la place qu’on occupe dans l’univers. Ça m’intrigue. »
Cette activité lui offre surtout un précieux recul sur son quotidien de sportif de haut niveau. « Parfois, ça me permet de prendre du recul sur ce que je vis dans mon quotidien et puis de me rendre compte que certaines choses sont plus grandes que nous et nous dépassent. Je trouve ça assez fun, j’aime bien. »
**Une bulle d’oxygène loin de la pression**
Entre Top 14 et rassemblements en équipe de France, la saison est intense et sans répit pour le deuxième ligne. L’astronomie devient alors une véritable bouffée d’air. « Oui, ça me fait du bien, ça me sort du rugby et je pense complètement à autre chose », explique-t-il. Une façon simple mais efficace de s’extraire de la pression du haut niveau.
**La passion d’hier… née hier**
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette fascination pour les étoiles est récente. « C’est vraiment du loisir car je ne suis pas à fond dessus, à lire des bouquins… Enfin si, j’ai lu des bouquins mais je ne compte pas me former là-dedans. En revanche je prends plaisir à explorer ça », confie Flament, attentif aussi aux conditions d’observation : « Les nuits fraîches s’y prêtent beaucoup plus parce qu’il y a moins de différence de température entre le sol et l’espace. Et du coup, il y a plus de visibilité. »
**Un guide expert pour aller plus loin**
Au fil de ses explorations, le footballeur a tissé des liens avec des spécialistes, dont l’astrophysicien Éric Lagadec, « qui me guide, il me conseille un peu sur les choses à regarder du moment, c’est vraiment sympa. » Déjà bien initié, Flament peut citer plusieurs constellations : « Alors, on a la Grande Ourse, la Petite Ourse, le Capricorne, l’Oie, le Cygne, l’Aigle, le Dragon, le Poisson, et après il y a tous les signes du zodiaque… »
Discrète et atypique, cette passion permet au cadre toulousain de garder la tête dans les étoiles avant de replonger dans l’intensité des combats du Top 14.







