La saison terminée, l’Aviron Bayonnais prépare déjà son avenir avec ambition. Philippe Tayeb, président du club basque, a dévoilé les contours financiers et sportifs des prochaines années, en soulignant les défis à relever.
**Un budget en progression**
Dans une interview accordée à *Midi Olympique*, Philippe Tayeb a annoncé un budget en hausse pour la saison prochaine : « À 36,5 millions. » Ce chiffre illustre la progression constante du club ces dernières années, malgré les tensions actuelles autour de ses performances.
**Les conséquences économiques de la non-qualification européenne**
L’absence de l’Aviron Bayonnais en Champions Cup pèsera sur les finances du club. Interrogé sur l’impact de cette exclusion, le président estime la perte « Au minimum 300 ou 400 000 € ». Une somme conséquente que le club s’emploie déjà à compenser.
**Bayonne prospecte à Paris**
Pour faire face à ce manque à gagner, les dirigeants bayonnais redoublent d’efforts pour attirer de nouveaux partenaires, notamment dans la capitale : « On fait des démarches depuis un mois en allant chercher de nouveaux partenaires sur Paris. » Si l’intérêt des entreprises se fait néanmoins discret, en raison de la « situation violente autour du club », les premières avancées sont prometteuses. « On s’était fixé un objectif d’un million d’euros de nouveaux partenaires, on a déjà la moitié. »
**Le Salary Cap comme objectif**
Bayonne n’a pas encore atteint le plafond autorisé de masse salariale, un cap qu’il espère franchir à l’horizon 2027-2028. « Oui. J’espère qu’on y sera en 27-28. » Cette ambition traduit la volonté de renforcer encore la compétitivité sportive du club basque.
**« Garder cette stabilité »**
Malgré cette dynamique, Philippe Tayeb prône la prudence : il refuse toute « fuite en avant financière ». Il mise plutôt sur les atouts historiques de l’Aviron, « une équipe aimée pour son territoire, son environnement, son identité basque. En local, on a fait ce qu’il fallait, le national est en train de bien se développer. » Pour assurer la pérennité de cette croissance, un impératif s’impose : « Il faut que l’on garde cette stabilité pour que les gens veuillent venir avec nous. »







