
On les disait moins dominants, moins tranchants, moins irrésistibles qu’auparavant. Certains commençaient même à penser que le Stade Toulousain perdait son emprise sur le rugby français. Vendredi soir, au stade Vélodrome, les Rouge et Noir ont balayé ces doutes d’un coup de force : dix essais inscrits, 71 points marqués, un Racing 92 pulvérisé et éliminé de la course à la finale.
### Toulouse répond aux critiques
Ces dernières semaines, les interrogations ont envahi les débats. Après une élimination prématurée en Champions Cup, une défaite à domicile contre Clermont et plusieurs prestations en demi-teinte, le Stade Toulousain semblait vaciller. À Toulouse, on ne faisait pas l’aveugle face aux critiques.
La veille de la demi-finale, le manager Ugo Mola avait adressé un message clair aux sceptiques. « Continuez à douter de nous, ça met un peu plus d’essence dans notre moteur », avait-il lancé avec détachement. Le lendemain, sur le terrain, le moteur tournait à plein régime.
### Une démonstration de force en demi-finale
Le suspense n’aura duré que quelques minutes. Très vite, les Toulousains ont imposé leur rythme, leur puissance et leur vitesse d’exécution à un Racing 92 incapable de suivre. Les attaques se sont enchaînées, les franchissements se sont multipliés, les essais ont plu — dix au total.
Cette domination est rarement vue à ce niveau de la compétition. Avec un score final de 71-17, Toulouse signe un record historique de points inscrits en demi-finale ou finale du championnat de France.
### Dupont remet les pendules à l’heure
Au cœur de cette démonstration, Antoine Dupont a lui aussi balayé les critiques. Le demi de mêlée international, critiqué pour une saison supposément moins flamboyante, a retrouvé son meilleur niveau face au Racing : un essai, des inspirations constantes, des mètres amassés ballon en main et une influence décisive sur la partie.
À l’issue du match, Ugo Mola n’a pas résisté à une petite pique à l’attention de ceux qui avaient douté de son star : « Je crois qu’il en a encore dans le fut. À priori, le Festival de Cannes ne l’a pas trop handicapé… »
### Le champion est toujours là
Au-delà du score, les chiffres en disent long sur la supériorité toulousaine : 39 défenseurs battus, seulement 48 plaquages réussis contre 160 pour les Franciliens. Une domination totale.
Et surtout, un message clair envoyé à toute la concurrence : malgré les doutes, les critiques et les interrogations, le Stade Toulousain disputera bien une nouvelle finale de Top 14.
Les champions de France restent debout et, après une telle démonstration, apparaissent plus que jamais comme l’équipe à battre.






