Une rumeur surprenante agite la scène du rugby féminin. Selon le journal australien *The Australian*, la France chercherait à s’emparer de l’organisation de la Coupe du monde féminine 2029, actuellement attribuée à l’Australie.
Cette hypothèse a rapidement déclenché de nombreuses réactions dans le monde du rugby. Plusieurs médias australiens font état d’inquiétudes quant à la capacité de Rugby Australia à susciter un véritable engouement populaire autour de la compétition. De son côté, World Rugby garderait un œil attentif sur l’équilibre économique de l’événement, soucieux d’éviter les difficultés financières rencontrées lors de précédentes éditions. Rappelons que la Coupe du monde féminine 2025, première de l’histoire à générer un bénéfice, a placé la barre encore plus haut en termes d’exigences économiques pour les futures organisations.
Interrogé à ce sujet, Abdelatif Benazzi a tenu à clarifier la position française auprès de Midi Olympique. Le représentant de la Fédération Française de Rugby auprès de World Rugby a formellement démenti toute ambition française : « Nous ne sommes pas candidats, déjà par respect pour ce grand pays de rugby et pour le vote unanime du Conseil de World Rugby. » Cette réponse semble écarter toute offensive active de la France.
Cependant, Benazzi a laissé planer un léger suspense : « S’il devait y avoir une inquiétude, nous avons dit comme ça, dans des discussions de couloir, que nous pourrions prendre en charge ce tournoi. » Cette phrase indique que la France, forte de ses infrastructures et de son savoir-faire, pourrait accueillir la compétition en cas de défaillance de l’Australie. Fort du succès populaire de la Coupe du monde masculine 2023, l’Hexagone apparaît en effet comme une solution crédible aux yeux des observateurs.
Cette rumeur intervient alors que World Rugby s’apprête à revoir en profondeur son mode d’attribution des Coupes du monde. Jusqu’à présent, certaines éditions masculines et féminines étaient attribuées conjointement — comme ce fut le cas en Australie ou aux États-Unis —, mais ce système sera bientôt abandonné. Dorénavant, chaque candidature sera examinée séparément, offrant plus de souplesse à l’instance internationale.
Pour l’instant, l’Australie demeure officiellement pays hôte de la Coupe du monde féminine 2029. Mais cette affaire révèle la vigilance de World Rugby quant à la capacité du rugby féminin australien à se développer pleinement dans les années à venir.







