Arrivé au Stade Toulousain après la disparition des Wasps, Jack Willis s’est rapidement imposé comme un pilier du collectif rouge et noir. À quelques jours de la finale du Top 14, le troisième ligne anglais revient sur son adaptation à Toulouse et les sacrifices consentis pour poursuivre sa carrière en France.
### Toulouse, une lumière au moment du chaos
La faillite des Wasps a bouleversé la vie professionnelle de nombreux joueurs anglais. Pour Jack Willis, l’offre toulousaine est survenue dans une période tumultueuse. Dans un entretien accordé à *Midi Olympique*, l’international anglais explique pourquoi il n’a pas hésité longtemps avant d’accepter cette nouvelle aventure.
« C’est un club incroyable. Quand on m’a approché, je vivais une période. Après avoir tout perdu, j’ai eu l’occasion de venir dans un nouvel endroit, un autre pays, pour une vraie expérience. Toulouse a une telle histoire et une telle culture. Je ne pouvais pas refuser. »
### Un choix lourd de conséquences
Rejoindre le Top 14 signifiait aussi pour Willis s’éloigner de la sélection anglaise, un sacrifice qu’il assume pleinement, malgré la difficulté de la décision. Le troisième ligne ne cache pas qu’il a dû faire des concessions pour construire sa nouvelle vie dans la Ville Rose.
« Oui, et c’est toujours quelque chose de difficile. C’est un sacrifice pour ce que j’ai ici. »
Pour illustrer son sentiment, il utilise une expression anglaise qui résume parfaitement sa situation : « En Angleterre, on a une expression : « Une fois que le gâteau est mangé, c’est fini, vous ne pouvez pas revenir en arrière et garder ce gâteau. » C’est ma situation. »
Malgré cette renonciation à une partie de ses ambitions internationales, Jack Willis affiche un attachement profond au Stade Toulousain :
« Ce club est très important pour moi. C’est comme si j’avais trouvé un nouveau « chez moi » dans un autre pays. Il a fallu considérer beaucoup de choses pour avoir cela mais je ne regrette pas mon choix. »
### Une progression au contact du rugby français
Au fil des saisons, Willis a découvert une autre philosophie du rugby. S’il apprécie toujours la dimension physique et la mentalité anglaise, il reconnaît que l’expérience toulousaine lui a permis d’enrichir son jeu.
« Dans le rugby anglais, j’aime le goût pour les contacts. J’adore cette mentalité, c’est quelque chose que j’essaie d’apporter ici dans mon jeu, ce souci du détail sur les collisions et la dureté. »
En France, c’est surtout la liberté laissée aux joueurs qui l’a marqué.
« En France, j’aime la passion pour faire vivre le ballon. C’est très différent, il y a moins de structure. Cela m’a changé et fait évoluer dans mon jeu. »
Aujourd’hui, parfaitement intégré au sein du Stade Toulousain, Jack Willis s’apprête à disputer une nouvelle finale avec le club qui est devenu, selon ses mots, son nouveau foyer.







