Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, a envoyé un message clair à quelques jours du début du Championnat des nations : cette tournée ne ressemble à aucune autre. Face à la Nouvelle-Zélande, puis à l’Australie et au Japon, les Bleus bénéficieront d’un groupe particulièrement compétitif, renforcé par une forte présence de cadres de l’Union Bordeaux-Bègles et bientôt par plusieurs finalistes du Top 14.
Pour la première fois depuis sa prise de fonction, Galthié jouit d’une marge de manœuvre inédite concernant la sélection de joueurs encore engagés en club. « L’équipe de France, normalement, c’est la meilleure équipe de France possible avec les meilleurs joueurs », a rappelé le technicien. « Cette année, grâce aux accords qu’on a avec la Ligue, on est toujours dans la discussion avec les managers, toujours dans la discussion avec les présidents, mais j’arrive dans la décision en première position. » Cet équilibre inédit entre clubs et sélection ouvre la voie à une équipe tricolore proche de son meilleur niveau.
Au-delà d’une simple tournée estivale, ces affrontements s’inscrivent dans une perspective plus ambitieuse. « On se donne le droit d’être ambitieux. On se donne le droit de rêver. Comme je l’ai dit, je pense qu’on a tous besoin d’aller là-bas. On a tous besoin d’affronter les Néo-Zélandais », souligne Galthié. À peine un an avant la Coupe du monde 2027 en Australie, chaque match sera une répétition capitale.
Parmi les symboles de cette dynamique renouvelée, Damian Penaud s’est imposé par sa volonté. Malgré une saison intense, l’ailier bordelais a insisté pour participer. « Quand je suis allé à Bordeaux, il m’a dit : ‘Je veux en être. Je veux jouer la tournée’. Donc il va jouer la tournée. Il va en être », a confirmé le sélectionneur. « C’est vrai qu’il y a des conditions où il a beaucoup joué. Ça peut poser question. Mais c’est sa volonté. Rien n’est plus fort qu’une volonté d’un joueur qui dit : ‘Je veux en être’. »
Maxime Lucu, désigné capitaine du début de la compétition, savoure lui aussi ce rôle et l’importance de cette tournée. « C’est déjà une fierté de porter le maillot de l’équipe de France. Être capitaine de l’équipe de France, notamment pour ce premier match, c’est forcément quelque chose de gratifiant personnellement », confie le demi de mêlée bordelais. « On a aussi envie d’aller défier ces équipes-là, chez elles, dans l’hémisphère sud. »
Avec douze joueurs de l’Union Bordeaux-Bègles dans le groupe et la perspective d’accueillir plusieurs finalistes du Top 14 ainsi qu’Antoine Dupont, le XV de France se présente avec une solidité rarement vue lors d’une tournée estivale. Fabien Galthié envoie un signal fort, déterminé à préparer au mieux les échéances majeures à venir.







