La démonstration du Stade Toulousain face au Racing 92 en demi-finale du Top 14 (71-17) a laissé une forte impression. Ce score, à la fois spectaculaire et surprenant, reflète selon Guy Novès, ancien manager des Rouge et Noir, une réalité plus large liée au format actuel du championnat.
Cet ancien entraîneur met en avant l’importance capitale de terminer parmi les deux premiers de la saison régulière. « Maintenant, on voit qu’avec l’organisation actuelle du rugby français, il est primordial d’être dans les deux premiers. Faire un match de barrage en plus, ça use l’adversaire là où les membres du top 2 peuvent récupérer. On l’a constaté ce week-end. » Le passage par les barrages, souvent synonyme de fatigue physique et mentale, désavantage les équipes face à des adversaires bénéficiant d’un repos supplémentaire crucial avant les demi-finales.
Guy Novès confie avoir été sidéré par l’ampleur de la victoire toulousaine. « Je sais qu’en phases finales, et j’en ai disputé quelques-unes, quand on n’a plus rien à gagner, on lâche un petit peu. Mais c’est vrai que 71 points, c’est incroyable. » Malgré cette explication sur le décrochage mental des joueurs du Racing, l’écart de points reste exceptionnel pour lui.
Cette analyse rappelle que la phase régulière du Top 14 revêt une importance grandissante. Au-delà de l’avantage de recevoir lors des phases finales, décrocher une place dans le Top 2 se révèle déterminant pour aborder les demi-finales dans les meilleures conditions physiques et mentales, facteur clé dans la quête du Bouclier de Brennus.







