
La finale du Top 14 entre le Stade Toulousain et Montpellier a connu un moment totalement inédit samedi soir. À une vingtaine de minutes du terme, un violent orage s’est abattu sur le Stade de France, contraignant les officiels à interrompre la rencontre pendant une dizaine de minutes.
Les joueurs ont alors rejoint les vestiaires avant de revenir sur la pelouse pour disputer les dernières minutes du match. Une parenthèse qui a donné lieu à des discours forts des deux côtés.
Midi Olympique revient sur ce moment particulier.
Ugo Mola a remobilisé ses joueurs
Alors que Toulouse menait toujours au score, Ugo Mola a profité de cette interruption pour recentrer immédiatement son groupe sur les vingt dernières minutes de la finale.
Le manager toulousain a insisté sur l’importance de cette dernière séquence.
« Vingt minutes d’une vie pour un quadruplé ! Y a une putain de mêlée en sortant ! Bonne sortie de camp, pression, on récupère le ballon, ils ne le voient plus jusqu’à la fin du match ! Ils ne le voient plus jusqu’à la fin du match ! Il faut qu’on arrive à faire des choses propres. C’est bon pour tout le monde ? »
Montpellier voulait encore y croire
Dans le vestiaire montpelliérain, Joan Caudullo a également profité de cette coupure pour maintenir son équipe sous tension.
Le manager du MHR a rappelé à ses joueurs que rien n’était encore joué et que la finale restait à leur portée malgré le retard au tableau d’affichage.
Trois minutes pour se réchauffer… puis retour au combat
Après une interruption d’une dizaine de minutes, les deux équipes ont bénéficié de trois minutes de rééchauffement avant de reprendre la rencontre exactement au point où elle s’était arrêtée, sur une mêlée dans le camp toulousain.
Kalvin Gourgues a expliqué que cette pause avait aussi permis au groupe de puiser dans ses dernières ressources.
« Certains d’entre nous étaient un peu cuits. Alors, on s’est dit : “Nous ne nous sommes pas fait chier toute une saison pour perdre comme ça ! Ce serait vraiment trop con !” En fin de match, on a serré les dents et tenu le choc. »
Romain Ntamack a imaginé un scénario improbable
L’ouvreur toulousain a avoué avoir craint une interruption bien plus longue.
« Lorsque l’interruption de match a été annoncée, on a vraiment eu peur que ça fasse comme en Coupe du monde de foot, que ça nous oblige à jouer jusqu’à 2 heures du matin. »
Lenni Nouchi pensait que la pluie allait favoriser Montpellier
Pour le capitaine du MHR, cette interruption pouvait aussi rebattre les cartes et gêner le jeu de mouvement des Toulousains.
Lenni Nouchi a reconnu avoir cru à un signe favorable pour son équipe.
« Franchement, quand on connaît les qualités du Stade toulousain, pouvoir couper un peu le jeu, c’était à notre avantage. Quand on nous a dit qu’il commençait à pleuvoir, on s’est dit : “Ah, c’est notre étoile, ils ne vont plus pouvoir écarter…” Mais finalement, cela n’a pas voulu sourire. »







