
Longtemps en quête de son meilleur niveau cette saison, Blair Kinghorn a parfaitement choisi son moment pour retrouver toutes ses sensations. Déjà très convaincant en demi-finale, l’arrière écossais a encore livré une prestation de haut niveau lors de la finale remportée contre Montpellier.
Dans une équipe toulousaine riche en individualités décisives, l’international écossais a peut-être été moins spectaculaire que certains de ses coéquipiers. Mais son influence dans le jeu a une nouvelle fois été déterminante au moment où son équipe en avait le plus besoin.
Un retour en puissance au meilleur moment
Paul Graou estime que ce sont les grands joueurs qui font la différence dans les grands rendez-vous.
« Dans les grands matchs, on reconnaît les grands joueurs. C’est ça qui nous fait gagner encore un titre. »
Cette finale en a offert plusieurs illustrations, avec les interventions de Jack Willis, Peato Mauvaka ou encore Emmanuel Meafou. Blair Kinghorn s’est lui aussi inscrit dans cette lignée grâce à une prestation particulièrement aboutie.
Une montée en puissance avant les phases finales
Ces dernières semaines, l’Écossais n’avait pourtant pas toujours affiché le niveau qui avait fait de lui l’un des hommes forts du Stade Toulousain la saison passée.
Au fil de la phase régulière, ses performances avaient été plus irrégulières. Un constat qui ne surprenait pas forcément Ugo Mola, conscient de l’enchaînement des compétitions disputées par son joueur.
Le manager toulousain rappelait récemment le calendrier particulièrement chargé de son arrière.
« Blair sortait d’une saison énorme : il est parti avec les Lions, il a disputé le Tournoi, il a beaucoup joué avec nous, notamment pendant les doublons où il a vraiment tenu la baraque. Bien sûr, nous voulons toujours voir nos meilleurs joueurs à leur meilleur niveau. Mais les saisons durent onze mois. »
Le stage en Espagne a tout changé
Les premiers signes de son retour au premier plan sont apparus lors du stage organisé en Espagne.
Plus tranchant à l’entraînement, Blair Kinghorn a progressivement retrouvé ses sensations avant les phases finales. Une excellente nouvelle pour le Stade Toulousain, privé de Juan Cruz Mallia et avec un Thomas Ramos qui n’était pas à 100 % avant la demi-finale.
Ugo Mola évoquait alors une absence importante dans son effectif.
« On perd un garçon qui compte fort pour nous. »
Encore décisif en finale
Déjà très convaincant face au Racing 92, Blair Kinghorn a confirmé au Stade de France.
Très juste dans son placement défensif, l’arrière écossais a aussi fait parler ses qualités offensives. Son accélération sur l’extérieur pour déborder Justo Piccardo a débouché sur l’une des actions marquantes de la finale, parfaitement exploitée ensuite par Teddy Thomas et Antoine Dupont.
Aligné cette fois à l’arrière après avoir disputé ses deux premières finales à l’aile, Blair Kinghorn a soulevé un troisième Bouclier de Brennus en trois saisons sous les couleurs du Stade Toulousain. Une nouvelle preuve qu’il sait répondre présent lorsque les rendez-vous deviennent décisifs.






