
Dans moins de 24 heures, le XV de France quittera Brisbane pour rejoindre Christchurch, où l’attendent les All Blacks pour l’ouverture du Championnat des Nations. Avant ce grand rendez-vous, les Bleus ont enchaîné une nouvelle séance particulièrement intense sur les installations des Queensland Reds. Une préparation exigeante qui illustre parfaitement l’état d’esprit insufflé par Fabien Galthié et son staff.
Après l’entraînement, William Servat a expliqué la philosophie qui anime les Tricolores à quelques jours de ce premier test face à la Nouvelle-Zélande.
« La performance, la performance et la performance »
L’entraîneur des avants n’a laissé aucun doute sur les priorités du staff tricolore.
« Ce qui compte pour nous, c’est la performance, la performance et la performance. »
Mais cette recherche de performance passe avant tout par la force du collectif, rappelle William Servat.
« Pour que la performance soit grande, il faut bien évidemment que l’humain soit au service du groupe et du collectif, parce que notre sport est avant tout un sport collectif. L’individu, aussi grand soit-il, est toujours au service du collectif. Ça c’est primordial. »
Un groupe totalement impliqué
À Brisbane, les 42 internationaux vivent ensemble depuis plusieurs jours. Si seuls 28 joueurs rejoindront la Nouvelle-Zélande, l’ensemble du groupe reste mobilisé.
William Servat se réjouit de l’investissement affiché par ses joueurs.
« Ce qui est certain, c’est qu’on a des joueurs qui sont impliqués. »
Il rappelle également que les entraînements ne sont qu’une étape avant le rendez-vous de samedi.
« Aujourd’hui, le travail se termine et demain, on aura fini les entraînements. Mais la vérité appartient à ceux qui sont sur le carré vert. C’est le message que j’essaie de leur faire passer. »
Le technicien insiste sur la nécessité de donner du sens à chaque séance de travail.
« On prépare notre match, on n’est pas juste là sur les entraînements. Quand on fait les choses, il faut les faire de manière posée mais avec des objectifs. Je crois que c’est ce que tout le monde essaie de faire aujourd’hui. Ce travail de liaison sur la mêlée, ce travail que vous avez vu tout à l’heure, il n’est pas anodin. On ne le fait pas pour faire plaisir, on le fait pour avoir une forme d’expérience et d’expertise qui permet de faire de belles choses. »
La Nouvelle-Zélande reste un rêve pour les joueurs
Pour William Servat, évoluer sur les terres des All Blacks conserve une dimension particulière.
L’ancien talonneur reconnaît toute la symbolique d’une tournée en Nouvelle-Zélande.
« On sait très bien que la Nouvelle-Zélande, c’est un pays qui fait rêver, qui fait rêver les enfants quand on démarre le rugby. C’est une terre qu’on a envie de visiter, de connaître. Je crois que tout ce qui est mythique autour du haka, de ce que représentent les Blacks, c’est quelque chose de toujours particulier. »
Il a d’ailleurs constaté l’enthousiasme des internationaux français à l’idée de vivre cette expérience.
« On a bien vu la volonté que tous les joueurs ont de venir en Nouvelle-Zélande. J’ai eu la chance de le connaître, mais quand on a la chance de partir dans l’hémisphère sud, une tournée à l’autre bout du monde, c’est quelque chose de formateur, qui crée des groupes, qui crée de la relation. »
Une tournée qui peut marquer une carrière
Le staff tricolore considère cette tournée comme une étape importante dans la construction du groupe à un peu plus d’un an de la Coupe du monde 2027.
William Servat a évoqué un moment de partage organisé avec les joueurs, qui lui a rappelé un précédent voyage des Bleus.
« Hier encore, sur un temps off, on a fait quelque chose qui nous a rappelé 2011, où on avait été se balader avec le groupe. On a fait la même chose avec le groupe hier et il y a un nombre de joueurs de 2011 qui nous ont écrit, nous ont envoyé des messages. Je crois que ce sont des moments particuliers. »
Pour lui, ce type de tournée laisse forcément des traces positives chez les internationaux.
« On est à 17 000 kilomètres de chez nous, on est un peu loin de tout, tous les sentiments sont un peu exacerbés quand on est ici. Avoir la chance de jouer la Coupe du monde en Australie l’année prochaine, c’est un moment qui va permettre de créer des choses et faire en sorte que les joueurs qui viennent n’en sortent pas indemnes. Ils en tirent toujours des bénéfices et une grosse expérience. Quand on va venir l’année prochaine pour jouer la Coupe du monde, avoir un maximum de joueurs qui ont eu l’opportunité de partir dans l’hémisphère sud, c’est certain que ce sera gage d’expérience et j’espère qu’il y en aura le plus possible. »
Après ce passage par Christchurch pour affronter les All Blacks, le XV de France retrouvera Brisbane afin de défier l’Australie, avant de conclure son Championnat des Nations au Japon face aux Brave Blossoms.







