
Double championne d’Europe en titre, l’Union Bordeaux-Bègles a une nouvelle fois marqué les esprits lors de la saison 2025-2026. Pour Louis Bielle-Biarrey, ce deuxième sacre continental n’est pas arrivé par hasard.
L’ailier international estime qu’un match en particulier a lancé la formidable campagne européenne de l’UBB.
« Ce déplacement en Afrique du Sud a marqué un tournant »
Malgré un début de saison mitigé en Top 14, Bordeaux-Bègles a rapidement trouvé son rythme en Champions Cup.
Louis Bielle-Biarrey revient sur ce déclic dans les colonnes de Midi Olympique :
« En Coupe d’Europe, notre objectif était clairement de conserver notre titre. Mais entre le vouloir et le faire, il y a beaucoup de chemin. C’est vrai que ce déplacement en Afrique du Sud a marqué un tournant. Jusqu’à ce moment-là, notre saison était plutôt moyenne, notamment en championnat. Quand on quitte l’hiver européen pour jouer sous 30 ou 35 degrés face à plusieurs Springboks, on sait qu’on va être mis à l’épreuve. Je ne dirais pas qu’on avait peur, mais on savait qu’il fallait réaliser un très gros match. »
L’international français estime que cette victoire a totalement changé la dynamique de son équipe.
« On connaît l’importance de ces rencontres de poule. Les gagner permet ensuite de recevoir pendant les phases finales, ce qui constitue un avantage énorme. Ce jour-là, on a réalisé un match très complet et cela nous a vraiment lancés dans notre campagne européenne. »
« Une confirmation »
Si l’UBB a réalisé un parcours parfait, Louis Bielle-Biarrey considère même que cette campagne a été plus difficile que celle ayant conduit au premier titre.
Le Bordelais met en avant le niveau des adversaires rencontrés.
« Je pense qu’elle a été plus difficile. Quand on regarde notre parcours, on est allés chez les Bulls, on a reçu les Scarlets, qui restent une très bonne équipe de l’URC, puis Northampton, qui était finaliste. Ensuite, il y a eu Bristol à l’extérieur. Sur le papier comme sur le terrain, le niveau était très élevé. »
Pour lui, ce deuxième sacre permet surtout à Bordeaux-Bègles de changer de dimension.
« Je parlerais d’une confirmation. Gagner un titre, c’est déjà très difficile. En gagner un deuxième permet de s’installer davantage parmi les grandes équipes. Quand on regarde La Rochelle, par exemple, on voit bien ce que leurs deux titres européens ont changé dans leur statut. »
Pourquoi l’UBB a été plus forte en Europe qu’en Top 14
En revanche, Louis Bielle-Biarrey reconnaît que son équipe n’a pas affiché la même régularité en championnat.
L’ailier identifie clairement la principale différence.
« En Coupe d’Europe, nous étions les tenants du titre et cela joue probablement dans l’approche des adversaires. Mais je pense surtout que cette compétition nous réussit particulièrement bien. Nous avons souvent réussi à produire notre meilleure version au bon moment. En championnat, nous n’avons pas été capables de maintenir ce niveau avec suffisamment de régularité. »
Avant de conclure :
« Sur huit matches européens, nous avons probablement été plus souvent proches de notre maximum que sur l’ensemble de la saison de Top 14. C’est certainement la leçon principale à retenir, il faudra l’an prochain réussir à reproduire la même exigence chaque week-end. »







