
Pour la première fois depuis plusieurs années, Matthieu Jalibert débutait une rencontre internationale au poste d’arrière. Un choix fort de Fabien Galthié qui a longtemps semblé fragiliser le XV de France avant que le Bordelais ne prenne finalement toute sa dimension en seconde période.
Après une entame délicate, l’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles a progressivement laissé parler son immense talent.
Un manque d’automatismes évident
Aligné à un poste qu’il n’avait quasiment plus occupé depuis plusieurs saisons, Matthieu Jalibert a logiquement manqué de repères.
Le manque d’automatismes avec ses partenaires s’est fait sentir, notamment dans les couvertures défensives et les bascules entre le numéro 10 et l’arrière.
Les Bleus ont d’ailleurs concédé deux renvois en 50/22 durant la première période, des situations qui ont illustré les difficultés du nouveau dispositif français.
Une seconde période bien différente
Au retour des vestiaires, le Bordelais est apparu beaucoup plus libéré.
Profitant d’une équipe de France enfin dans l’avancée, il a pu exprimer pleinement ses qualités offensives.
Ses contre-attaques ont régulièrement mis les Wallabies sous pression, tandis que sa qualité technique a fait la différence sur plusieurs actions dangereuses.
Le geste qui change tout
L’un des tournants de son match intervient peu après la reprise.
Sur une attaque française, Matthieu Jalibert délivre une superbe passe au pied parfaitement dosée pour Aaron Grandidier-Nkanang, qui n’a plus qu’à conclure.
Un geste de grande classe qui illustre toute sa vision du jeu et sa capacité à débloquer une situation en un instant.
Si sa première période a confirmé qu’un changement de poste ne s’improvise pas, Matthieu Jalibert a également démontré pourquoi Fabien Galthié lui faisait confiance. Une fois les automatismes trouvés et les espaces apparus, le Bordelais est redevenu ce joueur capable de faire basculer un match à lui seul.







