
Le demi-de-mêlée du Stade Toulousain, Paul Graou honorera samedi face au Japon sa première sélection avec le XV de France.
En conférence de presse, Fabien Galthié a expliqué pourquoi le demi de mêlée du Stade Toulousain avait gagné le droit de découvrir enfin le niveau international.
Un parcours atypique qui a séduit le staff
Pour le sélectionneur, cette première cape est avant tout la récompense d’un parcours loin des chemins traditionnels.
Fabien Galthié explique :
« Il mérite sa sélection. D’abord, il a un parcours qui est atypique. Il est ingénieur. Il est parti d’Auch, puis en passant par Montauban, Agen, et une fenêtre s’est ouverte à Toulouse, dans laquelle il est rentré, avec le statut de numéro bis d’Antoine (Dupont). »
Une trajectoire patiemment construite, qui l’a conduit jusqu’au plus grand club français avant d’ouvrir les portes du XV de France.
Ses performances avec Toulouse ont tout changé
Pour Galthié, Paul Graou ne doit pas seulement sa sélection à son parcours, mais surtout à son niveau de jeu affiché ces dernières saisons.
Le sélectionneur poursuit :
« Finalement, Antoine, sur ces dernières saisons, a moins joué, voire parfois pas joué. C’est lui que l’on a vu, au fil de ces rencontres. Il se développait et il performait. Il a vraiment fait des grosses performances avec son club. »
Fabien Galthié reconnaît également que le demi de mêlée figurait depuis longtemps parmi les joueurs suivis par le staff.
Il conclut :
« Cela faisait un moment qu’il était rentré dans les radars, mais comme les saisons de club croisent les saisons internationales, c’est difficile parfois de prendre des joueurs qui sont toujours en course. Ou quand on retient quinze joueurs du même club, on essaie d’aménager. Là, il y a une fenêtre qui s’est ouverte. »
Face au Japon, Paul Graou pourrait ainsi voir des années de travail récompensées par une première sélection sous le maillot du XV de France.







