
Paul Graou a vécu un moment qu’il attendait depuis le début de sa carrière. Entré à la 67e minute face au Japon, le demi de mêlée du Stade Toulousain a honoré sa première sélection avec le XV de France lors de la large victoire des Bleus (42-15).
Très attendu par ses proches, ce premier cap restera un souvenir particulier pour le joueur de 28 ans, même s’il reconnaît être resté totalement concentré sur son rôle jusqu’au coup de sifflet final.
« J’étais prêt depuis la première minute »
Le Toulousain n’a jamais cessé de se préparer à entrer en jeu, quel que soit le scénario du match comme il l’explique pour L’équipe.
« Déjà, la victoire fait plaisir. Comptablement, c’est bien. On prend des points. On poursuit la suite de la compétition de la meilleure des manières. Après, d’un point de vue personnel je suis très content d’honorer cette première sélection, ici, avec ce groupe-là. »
Au moment où son entrée a été annoncée, l’excitation était immense.
« J’ai été prêt depuis la première minute (rire). Donc, vraiment, j’avais beaucoup, beaucoup d’énergie. J’étais très excité de rentrer sur le terrain. Après, le score a été fait. Mais je n’ai pas calculé ça. Ça aurait pu être serré, ça aurait été pareil. J’aurais juste eu une mission un peu différente. Après, j’ai essayé de profiter, de faire ce que j’ai pu. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer. Je pense que j’aurais pu en jouer deux ou trois d’affilée. »
Les émotions viendront pendant les vacances
Pour l’instant, Paul Graou estime ne pas avoir encore pleinement réalisé ce qu’il venait d’accomplir.
« Je pense que je prendrai le temps de réaliser quand je serai en vacances, la semaine prochaine, entouré de ma famille. Je ne me suis pas concentré sur des trucs en particulier. J’étais focus sur ma mission. J’avais deux semaines d’entraînement pour intégrer les systèmes. Je ne me suis pas arrêté sur des points qui auraient pu me faire sortir de l’aspect rugby. Je laisserai les émotions venir par la suite. Il me tarde de montrer ma cape et les maillots à mes proches, de partager ça avec eux et le Bouclier de Brennus aussi. Je vais profiter des vacances pour me reposer et savourer la belle saison. »
Une concurrence qui pousse tout le monde vers le haut
Le demi de mêlée toulousain découvre une équipe de France où chaque place est chèrement disputée.
« Je la trouve très excitante. Il y a vraiment une compétition Nord-Sud. Je pense que ça excite toutes les nations. On peut voir que le niveau est relevé. Les Italiens ont perdu face au Japon. Les Irlandais ont eu des difficultés. »
Il mesure également la richesse du réservoir français et la concurrence permanente au sein du groupe.
« On se connaît tous. On joue tous les uns contre les autres le week-end. Il y a du talent à tous les postes. Et il y en a qui n’ont pas pris l’avion, qui sont restés en France. Le réservoir est ultra-large. Donc c’est à nous de continuer de travailler pour faire en sorte que le staff se casse un peu la tête. »







