
La sanction est tombée comme un couperet sur le rugby azuréen, mais le combat pour la survie du club ne fait que débuter. Sanctionné d’une relégation administrative en première instance par la Ligue Nationale de Rugby malgré sa promotion gagnée sur le terrain, le Nissa Rugby engage une course contre la montre effrénée pour tenter d’inverser le verdict.
Le promu en Pro D2 a immédiatement fait part de son intention d’interjeter appel sous sept jours. En coulisses, les négociations s’intensifient à toute vitesse pour combler le trou financier et répondre aux critères exigeants du gendarme financier du rugby professionnel.
Midi Olympique révèle les derniers détails de cette affaire.
Une sanction couperet infligée par la Ligue Nationale de Rugby
Samedi matin, l’instance dirigeante du rugby professionnel a officialisé une lourde série de sanctions financières et sportives visant l’écurie niçoise. Le conseil de discipline a tranché dans le vif en refusant l’accession du club au monde professionnel.
La LNR détaille le verdict cinglant rendu contre le club azuréen.
« en compétition fédérale à un niveau qui sera déterminé par la FFR »
Outre cette relégation administrative, le Nissa Rugby écope également d’une pénalité de cinq points au classement pour le prochain exercice, assortie d’une amende forfaitaire de 40 000 euros. Une décision de première instance que les dirigeants entendent bien contester avec fermeté.
Jean-Baptiste Aldigé met 2,5 millions d’euros sur la table
Le nœud du problème réside dans les garanties financières réclamées par la DNACG, qui s’élèvent au total à 4,6 millions d’euros. Lors de son passage devant le conseil de discipline, le président démissionnaire Jean-Baptiste Aldigé a pris ses responsabilités d’actionnaire majoritaire via la structure Sport Inside Europe.
L’homme fort du projet niçois s’engage personnellement pour sauver le club.
Le dirigeant s’est en effet engagé à verser directement 2,5 millions d’euros afin d’éponger une grande partie des exigences financières. Un geste fort qui constitue un premier pas important, même s’il manque encore plus de deux millions d’euros pour boucler totalement le budget.
L’intermédiaire Jean-Pierre Rivère pour débloquer le dossier municipal
Le reste de la somme manquante découle directement du retrait d’engagement de la mairie après le revirement politique mené par Éric Ciotti. Pour débloquer cet imbroglio institutionnel, la nomination de Jean-Pierre Rivère, ancien président de l’OGC Nice, en qualité de médiateur entre le club et la collectivité locale, a permis de renouer un fil de discussion rompu depuis plusieurs semaines.
Le dialogue reprend enfin autour des infrastructures futures du club.
Les deux parties sembleraient prêtes à trouver un terrain d’entente. La Mairie de Nice étudierait la validation de la construction, d’ici septembre 2027, d’une tribune permanente d’au moins 1 400 places avec des espaces VIP. En contrepartie, Jean-Baptiste Aldigé et ses partenaires financiers seraient prêts à remettre au pot.
Une semaine décisive pour éviter la catastrophe
Malgré ces signaux plus encourageants, le chronomètre tourne. Le Nissa Rugby doit encore sécuriser 2,1 millions d’euros pour convaincre l’instance d’appel de la LNR de lever la relégation. Les prochains jours diront si le club azuréen parviendra à sauver sa place en Pro D2 et à valider définitivement son billet gagné sur le pré.







