
À quelques semaines du coup d’envoi de la nouvelle saison, les campagnes d’abonnement battent leur plein dans les clubs de Top 14. Si les supporters répondent une nouvelle fois présents, beaucoup découvrent aussi une hausse parfois importante des tarifs.
Entre inflation, investissements et hausse des coûts d’exploitation, plusieurs clubs ont revu leurs prix à la hausse. Une évolution que les supporters peuvent comprendre… à condition qu’elle soit expliquée.
Bordeaux concentre les plus fortes augmentations
C’est du côté de l’Union Bordeaux-Bègles que les hausses ont le plus fait réagir.
Les abonnements augmentent de 10 à 11 % dans les trois premières catégories, de 15 % dans la quatrième et jusqu’à 27 % dans les catégories les plus accessibles.
Cyrl Bourez, un fidèle supporter de l’UBB regrette, via L’équipe, le décalage entre les annonces de fin de saison et la réalité des nouveaux tarifs.
« Ce que je trouve dommage, c’est qu’après le dernier match de la saison, le président Laurent Marti a communiqué sur le fait que l’abonnement ne bougerait pas ou peu, et qu’il y aurait un oeil particulier porté sur les petits tarifs. On se rend compte que c’est l’exact inverse. C’est assez brutal. »
Le club bordelais rappelle toutefois que cette augmentation représente, dans la catégorie la moins chère, environ 2 euros supplémentaires par match, soit un tarif de 9,33 euros par rencontre à domicile.
Les supporters comprennent… mais attendent des explications
Si les réactions sont nombreuses, elles ne traduisent pas un rejet total de ces augmentations.
Les supporters savent que les clubs doivent composer avec des charges toujours plus importantes : entretien des stades, fonctionnement quotidien, développement des centres d’entraînement ou encore inflation générale.
Pour certains abonnés, le problème n’est pas tant l’augmentation que le manque d’explications.
« On comprend tous qu’il y a de l’inflation, que le club doit se développer, que le stade Chaban-Delmas induit des frais structurels importants, qu’il y a des charges d’exploitation, l’agrandissement du Ceva Campus, etc. On pourrait comprendre si c’était expliqué. »
Pour se défendre, l’UBB a répondu :
« Les + 27 % d’augmentation en catégorie 6 correspondent à une augmentation de 2 € par match, avec un tarif au match de 9,33 € pour la nouvelle saison »
Vannes et Perpignan également concernés
L’Union Bordeaux-Bègles n’est pas un cas isolé.
À Vannes, les abonnés constatent eux aussi une évolution des tarifs. Certains regrettent notamment que les rencontres de Challenge Cup ne soient plus incluses dans la formule, même si la hausse reste acceptée par une partie du public.
Du côté de Perpignan, le constat est similaire.
Pour de nombreux supporters, ces efforts financiers participent aussi au développement de leur club.
« On est exigeants envers les joueurs, le staff, l’administratif, tout le monde, pour que notre club réussisse. À nous aussi d’y contribuer. »
Une hausse qui pourrait changer les habitudes
Pour l’instant, ces augmentations ne semblent pas remettre en cause les réabonnements dans la majorité des clubs de Top 14.
En revanche, plusieurs supporters expliquent qu’ils devront réduire d’autres dépenses liées aux jours de match, notamment l’achat de produits dérivés ou certaines consommations au stade.
Si les stades continuent d’afficher une forte demande, cette hausse généralisée des abonnements rappelle que le rugby professionnel fait lui aussi face à une augmentation de ses coûts. Le défi des clubs sera désormais de conserver des tribunes pleines sans éloigner les supporters qui font vivre leurs enceintes depuis de nombreuses années.







