
La polémique autour de l’arbitrage du récent match entre l’Argentine et l’Angleterre continue d’agiter les réseaux sociaux. Cette fois, c’est Nigel Owens qui s’est retrouvé au centre des débats. L’ancien arbitre international gallois a longuement échangé avec plusieurs internautes, notamment le créateur de contenu « Dip’s Tips PoW », au sujet des décisions arbitrales qui ont marqué la rencontre.
Au fil des messages, la discussion s’est progressivement transformée en une véritable passe d’armes. Derrière le débat sur l’arbitrage, deux visions se sont opposées : celle de Nigel Owens, qui refuse que les erreurs d’arbitrage servent à justifier les débordements envers les officiels, et celle de ses contradicteurs, qui lui reprochent d’éluder le fond du dossier.
Nigel Owens recentre le débat sur le respect des arbitres
Tout est parti d’un message de Nigel Owens répondant au journaliste Martin Altberg, qui remettait en question sa prise de position.
L’ancien arbitre a expliqué qu’il ne souhaitait pas entrer dans un débat public visant à dire si la décision de l’arbitre ou du TMO était correcte ou non.
Nigel Owens estime que l’enjeu principal est ailleurs.
« Je ne pense pas que votre objectif soit de préserver le respect. (…) Vous semblez chercher à justifier les actions des joueurs et voulez que je dise si l’arbitre avait raison ou tort. Ce n’est pas mon style. World Rugby a déjà fait un retour à votre sélectionneur, demandez-lui. »
Quelques heures plus tard, il a de nouveau insisté sur ce point.
Pour lui, la priorité reste de lutter contre les comportements visant les arbitres.
« La partie la plus étrange, c’est que vous essayez toujours de ramener le débat au fait que la décision était bonne ou mauvaise. Le point que j’ai soulevé est que, quelle que soit la décision, nous ne devons pas laisser les comportements abusifs envers les officiels devenir la norme à cause d’une décision arbitrale. »
Ses détracteurs lui reprochent d’éviter la vraie question
Ces explications n’ont pas convaincu « Dip’s Tips PoW », qui a multiplié les réponses.
Selon lui, Nigel Owens refuse délibérément de répondre à la question centrale : les deux plaquages hauts intervenus avant l’action litigieuse auraient-ils dû conduire à un essai de pénalité ?
L’internaute affirme également que World Rugby aurait reconnu, dans un échange privé avec le sélectionneur argentin Felipe Contepomi, qu’un essai de pénalité aurait dû être accordé. En revanche, les captures d’écran ne permettent pas de vérifier cette affirmation ni d’en connaître le contenu exact.
À plusieurs reprises, il accuse également l’ancien arbitre de protéger le corps arbitral et de ne pas vouloir reconnaître publiquement une éventuelle erreur.
Nigel Owens hausse le ton
Face à l’insistance de son interlocuteur, Nigel Owens finit par durcir nettement le ton.
L’ancien arbitre estime que son contradicteur se laisse guider par l’émotion.
« Le fait que vous insistiez pour que je réponde à une question alors que vous venez de dire que World Rugby a indiqué à votre sélectionneur qu’un essai de pénalité aurait dû être accordé prouve exactement ce que je dis. Vous êtes beaucoup trop émotif et vous cherchez à justifier le comportement d’un joueur. »
Lorsque son interlocuteur continue de réclamer une réponse publique sur l’essai de pénalité, Owens refuse à nouveau d’entrer dans ce débat.
Il répond alors de manière beaucoup plus sèche.
« J’ai répondu à cette question à beaucoup de personnes et je continuerai à le faire, mais je ne vais pas vous répondre parce que vous avez besoin de grandir un peu d’abord. »
Des menaces reçues en privé
La discussion prend ensuite une autre dimension lorsque Nigel Owens publie la capture d’écran d’un message privé particulièrement violent reçu sur Instagram.
L’auteur du message l’insulte et le menace en évoquant la présence d’Argentins partout dans le monde.
Owens explique alors que ce type de comportement confirme précisément le message qu’il cherchait à faire passer depuis le début.
Son contradicteur condamne immédiatement ces menaces, estimant qu’elles proviennent probablement d’un faux compte ou d’un robot.
« Dernière réponse »
Malgré cette condamnation, Nigel Owens considère que la pression exercée publiquement pour qu’il se prononce sur une décision arbitrale contribue indirectement à alimenter un climat délétère autour des arbitres.
L’ancien officiel décide alors de mettre un terme à l’échange.
« Vous et ceux qui vous soutiennent y avez contribué en continuant à me pousser à répondre à une question alors que vous connaissez très bien les conséquences possibles pour la sécurité d’un arbitre. DERNIÈRE RÉPONSE : l’objectif de la vidéo était de s’assurer que les abus envers les arbitres ne deviennent pas un problème dans notre sport. Maintenant, au revoir. »
Cette passe d’armes illustre une nouvelle fois la sensibilité des débats autour de l’arbitrage international. D’un côté, certains réclament davantage de transparence sur les décisions contestées. De l’autre, Nigel Owens défend une ligne claire : une erreur d’arbitrage, réelle ou supposée, ne doit jamais conduire à banaliser les attaques ou les intimidations visant les officiels.
If you criticize the conduct of Argentine players and the public without having any authority to do so or respecting the resolution of the ongoing process, why can’t I ask you about what you truly know?
Do you think rugby will improve with refereeing figures criticizing the… pic.twitter.com/vgwl4zg66x— Martin Altberg (@MartaAltberg) July 25, 2026







