
On le connaît pour ses inspirations balle en main et son talent sous les couleurs de l’Union Bordeaux-Bègles et du XV de France. Mais en dehors des stades, Matthieu Jalibert nourrit une passion qui l’accompagne depuis l’enfance : les animaux. Des chiens aux chevaux, l’ouvreur bordelais leur consacre une place privilégiée dans sa vie et n’hésite pas à mettre sa notoriété au service de leur cause.
Midi Olympique révèle la grande passion de Matthieu Jalibert pour les animaux.
Avant le rugby, il rêvait de devenir maître-chien
Lorsque beaucoup d’enfants s’imaginent pompiers ou pilotes, Matthieu Jalibert se voyait maître-chien. Une vocation qui s’explique facilement tant les animaux ont toujours occupé une place importante dans son quotidien.
Élevé au milieu des chiens chez ses parents et ses grands-parents, il a poursuivi cette passion une fois devenu indépendant. Il adopte d’abord un beagle baptisé Owen, en hommage à un célèbre ouvreur anglais. Puis arrive Rio, un golden retriever, disparu il y a un peu plus de deux ans. Depuis, Volt, un malinois, partage son quotidien avec Owen.
Pour Jalibert, ses chiens sont bien plus que des animaux de compagnie.
« Ce sont comme mes enfants. Si tu touches à mon chien, ça m’atteint autant que si tu touches à un membre de ma famille. »
Un engagement concret pour défendre la cause animale
Cette passion s’accompagne d’un véritable engagement.
Très actif sur les réseaux sociaux, l’international français relaie régulièrement les campagnes de la SPA et d’autres associations afin de sensibiliser le public aux abandons et à la maltraitance.
Le sujet le touche particulièrement.
Il dénonce régulièrement les abandons d’animaux.
« La cruauté des gens est parfois terrible. Je me demande comment les gens font pour prendre leur chien, l’amener à un endroit, l’attacher à un poteau et partir. »
Son implication ne s’arrête pas aux réseaux sociaux. L’ouvreur de l’UBB a notamment passé une journée auprès de l’école des chiens guides Aliénor d’Aquitaine afin de découvrir le travail des éducateurs et de mettre en lumière leurs missions.
Pour l’association, sa visite a permis de toucher un public beaucoup plus large.
« Matthieu est passionné par les chiens et a des envies d’agir pour la cause animale. On a bénéficié de sa notoriété pour parler de nos missions. Nous en avions clairement besoin. »
Sur place, Jalibert a notamment rencontré un chien baptisé « UBB », avec lequel il a partagé plusieurs exercices.
Les chevaux ont rejoint sa vie
Son amour des animaux ne s’arrête pas aux chiens.
Depuis plusieurs mois, Matthieu Jalibert s’est lancé dans une nouvelle aventure en devenant copropriétaire d’une jeune jument de course nommée Kasa Amore, aux côtés de plusieurs amis, dont le boxeur Samuel Kistohurry.
Le nom rend hommage à l’un de ses proches, propriétaire d’un restaurant baptisé « Casa Amore ». Le nom initial ayant été refusé, il a finalement été orthographié « Kasa Amore ».
L’investissement reste modeste à l’échelle des courses hippiques : environ 5 000 euros pour acquérir cette pouliche de deux ans, achetée avant tout sur son potentiel.
Les débuts en compétition ont été compliqués, avec une huitième puis une onzième place lors de ses deux premières sorties. Jalibert n’a d’ailleurs pas pu assister à ces courses, retenu par le Championnat des Nations avec le XV de France.
Pour son entraîneur Mathieu Pelletan, la motivation du demi d’ouverture ne fait toutefois aucun doute.
Il voit avant tout un passionné des animaux.
« Quand il vient à l’écurie, je vois surtout qu’il est là parce qu’il aime les animaux. »
Des chiens aux chevaux, Matthieu Jalibert dévoile ainsi une facette beaucoup plus intime de sa personnalité. Derrière le compétiteur se cache un homme profondément attaché au bien-être animal, au point d’en faire l’une de ses principales causes en dehors des terrains.







