
Le Racing 92 s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Après avoir longtemps construit son développement autour de la Paris La Défense Arena, le club francilien va devoir adapter son modèle économique. Une transformation déjà engagée selon Jacky Lorenzetti, qui annonce un Racing moins dépensier, davantage tourné vers son centre de formation et beaucoup plus prudent sur le marché des transferts.
Le président du conseil de surveillance du club assume pleinement ce changement de cap, rendu nécessaire par la vente programmée de la Paris La Défense Arena à Live Nation. Une opération qui privera le Racing, à partir du 1er janvier 2027 si elle est validée, d’une importante source de revenus.
Un nouveau modèle économique déjà en marche
Pour Jacky Lorenzetti, cette transition n’est pas un projet pour demain.
Elle a déjà commencé.
Il explique via L’équipe :
« Le nouveau modèle est basé sur un club qui va dépenser un peu moins d’argent, avec une masse salariale moins importante. »
L’objectif est désormais de maîtriser davantage les dépenses tout en conservant un effectif capable de jouer les premiers rôles en Top 14.
Le dirigeant précise que cette politique ne concerne pas uniquement les gros salaires.
Le club a également engagé un travail de réduction des coûts dans son fonctionnement quotidien.
Il révèle :
« On a réduit les dépenses quotidiennes, par exemple le coût de certains déplacements avec des voyages en seconde classe. »
Priorité aux jeunes issus de l’académie
Cette nouvelle stratégie sportive s’accompagne d’une volonté claire de s’appuyer davantage sur les joueurs formés au club.
Jacky Lorenzetti estime que le Racing possède aujourd’hui les infrastructures nécessaires pour poursuivre son développement avec ses propres talents.
Il affirme :
« On s’est déjà recentré sur les jeunes de notre académie. »
Une orientation qui devrait avoir des conséquences directes sur la politique de recrutement des prochaines saisons.
Les stars hors de prix, c’est terminé
Le patron du Racing l’assure : le club ne participera plus à certaines enchères du marché.
Pour illustrer cette nouvelle philosophie, Jacky Lorenzetti révèle avoir récemment refusé le profil d’un joueur pourtant très réputé.
Il raconte :
« On m’a proposé un Néo-Zélandais qui est un très bon joueur mais qui aura 38 ans après la Coupe du monde 2027, le tout à un salaire démoniaque. Ça, c’est fini. »
Un message clair qui confirme la volonté du Racing de privilégier des investissements plus durables plutôt que des recrutements spectaculaires.
Une ambition intacte malgré un budget revu à la baisse
Si le Racing va réduire certaines dépenses, Jacky Lorenzetti refuse d’y voir un renoncement sportif.
Le dirigeant rappelle que son équipe a atteint les demi-finales du Top 14 la saison passée malgré des moyens inférieurs à ceux de plusieurs concurrents.
Il souligne :
« On a réussi à aller en demi-finales avec le dixième budget du Championnat. »
Pour lui, cette performance prouve qu’il est possible de rester compétitif sans disposer de la plus grosse masse salariale.
À l’avenir, le Racing 92 entend donc miser davantage sur sa formation, une gestion financière plus rigoureuse et des recrutements ciblés plutôt que sur une accumulation de stars. Une évolution qui marque un véritable tournant dans la stratégie du club francilien et qui pourrait inspirer d’autres formations confrontées aux nouvelles contraintes économiques du rugby professionnel.







