
Présentée comme la prochaine grande révolution du rugby de clubs, la Coupe du monde des clubs devra vraisemblablement patienter. Initialement envisagée pour 2028, puis repoussée à 2029, la compétition ne devrait finalement pas voir le jour à cette date.
En cause : un désaccord persistant entre les différents acteurs du rugby mondial, principalement autour du calendrier. Une situation qui pousse l’EPCR à temporiser plutôt que de lancer un tournoi sans consensus.
Midi Olympique fait le point sur le sujet.
Un projet qui reste pourtant une priorité
Ce nouveau report ne traduit en rien un recul de l’EPCR.
L’instance qui organise la Champions Cup et la Challenge Cup n’a jamais affiché une telle solidité. Les compétitions européennes dépassent désormais les 100 millions de téléspectateurs cumulés chaque saison et attirent près de 1,5 million de spectateurs dans les stades.
L’engouement est tel que 22 candidatures ont déjà été déposées pour accueillir les finales des éditions 2028, 2029 et 2030.
L’objectif demeure inchangé : organiser, tous les quatre ans, une compétition réunissant les meilleures équipes d’Europe, d’Afrique du Sud, du Super Rugby et du Japon afin de désigner le meilleur club du monde.
Sur le fond, le projet est d’ailleurs largement finalisé.
Un calendrier qui bloque tout
Le principal obstacle reste aujourd’hui le calendrier.
Officiellement, le désaccord ne porte que sur une seule semaine.
Les fédérations australienne et néo-zélandaise souhaitent avancer la finale au 23 juin 2029 afin de récupérer plus tôt leurs internationaux.
En face, les équipes refusent de modifier un calendrier élaboré depuis plusieurs mois et ne souhaitent pas remettre en cause son équilibre.
Une semaine qui change tout
Ce simple décalage d’une semaine bouleverse pourtant l’ensemble du projet.
Une Coupe du monde des clubs implique des déplacements intercontinentaux, une organisation logistique particulièrement lourde et des investissements financiers considérables.
Son modèle économique repose sur une compétition disputée sur quatre semaines.
Réduire cette durée ou improviser un nouveau calendrier fragiliserait un événement appelé à devenir l’un des grands rendez-vous du rugby mondial.
L’EPCR refuse de précipiter les choses
Selon Midi Olympique, c’est précisément pour cette raison que l’EPCR ne souhaite prendre aucun risque.
L’instance estime qu’une compétition de cette ampleur ne peut être lancée sans un accord total entre toutes les parties concernées.
Dominic McKay, devrait d’ailleurs s’exprimer la semaine prochaine afin de préciser la position officielle de l’organisation sur ce dossier.
Une chose semble néanmoins acquise : la Coupe du monde des clubs finira bien par voir le jour.
En revanche, 2029 apparaît désormais comme une échéance très improbable, tant que les différents acteurs du rugby mondial ne seront pas parvenus à s’entendre sur un calendrier commun.







