
Auteur d’une adaptation express au rugby à XV, Joey Manu abordera cette saison avec un nouveau statut au Racing 92. Après avoir convaincu dès sa première année en Top 14, l’ancien phénomène du rugby à XIII est désormais attendu au tournant.
Joey Manu ne bénéficie plus de l’effet de surprise.
Arrivé au Racing 92 après une courte expérience au Japon et plus de dix années au plus haut niveau du rugby à XIII, le Néo-Zélandais a rapidement trouvé sa place dans le système de Patrice Collazo. À 30 ans, il s’apprête désormais à vivre sa deuxième saison complète en Top 14 avec un objectif clair : confirmer les promesses affichées lors de son premier exercice.
Une adaptation plus rapide que prévu
Son passage du XIII au XV a rapidement porté ses fruits.
Grâce à sa puissance, sa disponibilité et sa capacité à répéter les efforts, Joey Manu a été utilisé aussi bien au centre qu’à l’aile. Son passé dans l’autre code s’est immédiatement ressenti, aussi bien dans ses prises de balle que dans son activité défensive.
Dans Midi Olympique, l’entraîneur des avants du Racing, Olivier Azam, ne cache pas son admiration pour le profil du Néo-Zélandais.
« Joey est un joueur très physique, capable d’enchaîner les tâches. Il a une palette très large, offensivement comme défensivement. Au milieu du terrain, il place de bons offloads comme de très bons plaquages. »
Même constat du côté du deuxième ligne Thomas Lainault, impressionné par l’impact de son coéquipier.
« Joey est assez impressionnant. Les mecs qui ont fait du XIII ont une appétence évidente pour la défense et lui arrive souvent à prendre les avants adverses pour les secouer. Quand on est dans le dur, il nous fait du bien. »
Une intégration facilitée par le Racing
Pour réussir sa transition, Joey Manu a également pu compter sur l’accueil du vestiaire francilien.
L’an dernier, la présence de Gaël Fickou et de Josua Tuisova l’avait aidé à prendre rapidement ses marques dans les Hauts-de-Seine.
« J’ai encore du boulot, nuance-t-il aussitôt, mais les mecs du Racing ont vraiment été très accueillants et m’ont donné beaucoup de conseils. Sa technique de plaquage, elle est beaucoup plus ancienne. J’ai ça en moi depuis que je suis tout petit. À l’époque, mon papa adorait me challenger dans le jardin de la maison et j’ai toujours gardé en moi ce goût pour le plaquage. »
Le temps de la confirmation
Cette saison, le contexte sera toutefois différent.
Les adversaires connaissent désormais beaucoup mieux Joey Manu et savent quelles sont ses qualités. Le Racing attend donc une confirmation de celui qui avait rapidement séduit le Top 14.
Sa deuxième saison permettra surtout de mesurer la place qu’il peut durablement occuper dans le projet francilien, après une première année qui a largement validé son adaptation au rugby à XV.







