
Largement battu par Aurillac (63-19) en match de préparation, Montauban a reçu une véritable claque à quelques semaines de la reprise. Si le score est lourd, c’est surtout l’attitude de son équipe qui a profondément déçu Sébastien Tillous-Borde, lequel n’a pas caché son mécontentement après la rencontre.
Le manager de l’US Montauban espérait voir son groupe poursuivre sa montée en puissance. Il a finalement assisté à une démonstration d’Aurillac, qui a inscrit 63 points à une équipe tarn-et-garonnaise incapable de maintenir son niveau d’intensité après un bon début de rencontre.
« On prend 60 points »
Sébastien Tillous-Borde ne retient finalement qu’une entame encourageante avant l’effondrement de son équipe.
Le manager estime via La Dépêche que Montauban a totalement disparu après les premières minutes :
« On retient les 20-30 premières minutes qui étaient bien. On a fait ce qu’il fallait. Pour le reste, on prend 60 points. »
Malgré cette lourde défaite, il refuse toutefois de sombrer dans le catastrophisme.
À ses yeux, cette gifle peut aussi servir de leçon avant le début du championnat :
« Je pense que ça nous fait du bien. Ça fait redescendre tout le monde sur Terre. »
« Il n’y a pas d’engagement »
Au-delà du score, c’est surtout le comportement de ses joueurs qui l’inquiète.
Pour l’ancien demi de mêlée, son équipe n’a plus répondu présente dans le combat après la première demi-heure.
Sébastien Tillous-Borde pointe un manque d’engagement qu’il juge inacceptable :
« Pour moi, l’engagement n’est pas bon. Les 30 premières minutes d’engagement, il y a. Et les deux autres mi-temps, il n’y a pas d’engagement. Il n’y a rien. »
Le technicien refuse de mettre cette prestation sur le compte de la préparation physique.
Il rappelle que son effectif était suffisamment fourni pour maintenir l’intensité :
« Au-delà de la prépa physique, où on a énormément travaillé, il y a de la fatigue, etc. Mais on avait quand même 38, 39 mecs alignés. Donc, tu as 90 minutes à faire. Je pense que c’est faisable. »
« On ne peut même pas parler de rugby »
Pour le manager montalbanais, tout commence par l’engagement.
Sans agressivité dans les rucks et dans les phases de combat, impossible selon lui de mettre en place le projet de jeu voulu par le staff.
Il rappelle que le rugby reste avant tout un sport de combat :
« On a une philosophie où on veut jouer au rugby, mais il faut mettre l’engagement. Si tu ne mets pas l’engagement, on ne peut même pas parler de rugby. »
Même les difficultés offensives trouvent leur origine dans ce manque d’intensité.
Tillous-Borde refuse de dissocier les deux aspects :
« Tu ne peux pas tenter quand tu ne mets pas l’engagement. Le rugby, ça reste un sport de combat. Si tu ne mets pas l’engagement dans tes rucks, dans toutes les choses que tu fais, tu ne peux pas jouer au rugby. »
« On ne peut pas jouer comme des sénateurs »
Le manager reconnaît que certains joueurs ont marqué des points pendant cette rencontre… quand d’autres en ont clairement perdu.
Il dresse un premier bilan individuel tout en rappelant que la responsabilité reste collective :
« Il y en a qui ont marqué en première mi-temps et qui en ont perdu, c’est sûr. »
Avant d’envoyer un dernier message fort à l’ensemble de son groupe.
Sébastien Tillous-Borde attend une réaction immédiate de ses joueurs :
« Individuellement, on n’a pas mis d’intensité sur les 60 minutes après. Donc, on ne peut pas jouer comme des sénateurs. »
Le manager refuse néanmoins de dramatiser cette lourde défaite, qui intervient en préparation.
Il préfère que cette claque arrive maintenant plutôt qu’en championnat :
« Ça ne compte pas, là. Pas dans un classement ce soir. Ça fait du bien, je pense. Ça va nous faire du bien. »
La réaction est désormais attendue très rapidement, puisque Montauban retrouvera le terrain dès jeudi face à Castres.
Tillous-Borde prévient déjà ses joueurs avant ce nouveau test :
« On va travailler fort, comme on doit faire pour jouer un match de plus haut niveau. »
Puis il conclut par un avertissement clair.
Face à un adversaire d’un tout autre calibre, le niveau d’exigence devra être bien supérieur :
« On va jouer Castres jeudi et Castres c’est costaud. Si on ne se met pas à 200 %, ça va faire bizarre. »







