
Arrivé au Racing 92 avec l’ambition de s’imposer en Top 14, Joey Manu suscite déjà les convoitises.
Une nouvelle franchise de rugby à XIII espère convaincre l’international néo-zélandais de quitter la France dès la fin de son contrat.
L’avenir de Joey Manu pourrait déjà s’écrire loin du Racing 92.
Alors que le trois-quarts néo-zélandais disputera bien la saison 2026 / 2027 sous les couleurs franciliennes, une franchise de rugby à XIII ne cache pas son ambition de le faire revenir dans son sport d’origine.
Les PNG Chiefs, nouveau club en cours de développement en Papouasie-Nouvelle-Guinée, espèrent profiter de l’expiration du contrat de Joey Manu avec le Racing, à l’issue de la saison, pour tenter de le recruter.
Une visite qui entretient les espoirs
Avant de retrouver le centre d’entraînement du Racing 92, Joey Manu s’est rendu au mois de juillet à Port Moresby, en compagnie de sa famille.
Au cours de ce séjour, il a notamment découvert les futures infrastructures des PNG Chiefs.
Une visite qui nourrit l’optimisme des dirigeants de la franchise.
L’argument fiscal mis en avant
Le directeur du rugby des PNG Chiefs, Michael Chammas, n’a pas caché que le projet sportif s’accompagnait également d’un avantage financier particulièrement attractif. Il s’est confié pour Rugby Pass :
« Il y a de grands noms qui circulent. Tout le monde sait que Joey Manu s’est rendu en Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a quelques semaines pour y passer du temps en famille. Il est actuellement rentré à Paris afin de préparer sa saison avec le Racing 92. »
Il espère toujours convaincre le joueur.
« Nous gardons bon espoir que Joey accepte de nous rejoindre, d’autant que tous les retours indiquent qu’il a grandement apprécié son séjour là-bas. C’est toujours plus facile de convaincre ces garçons quand on leur propose un projet inspirant. »
Michael Chammas reconnaît également que l’absence d’impôt sur les salaires constitue un argument de poids.
« Tout le monde insiste sur les salaires non imposables, et il serait naïf de penser que ça n’a pas été évoqué dans les discussions. Notre club doit regarder cette réalité en face. C’est un paramètre capital pour un joueur désireux de s’assurer une sécurité financière définitive. »
Le dirigeant met enfin en avant la passion du pays pour le rugby à XIII.
« C’est un pays en développement, certes, mais la population y voue un culte absolu au rugby à XIII. Les gens font preuve d’une hospitalité et d’une gentillesse remarquables. Chaque invité conduit sur place nous répète immanquablement la même phrase : « Nous n’aurions jamais imaginé que ça serait comme ça ». »
Sous contrat avec le Racing 92 jusqu’à la fin de la saison, Joey Manu est désormais pleinement concentré sur le Top 14. Mais les PNG Chiefs comptent bien revenir à la charge dans les prochains mois pour tenter de réaliser l’un des plus gros coups du marché en rugby à XIII.







