
Après une saison contrastée conclue par une élimination avant les phases finales du Top 14, Yannick Bru estime que l’Union Bordeaux-Bègles a beaucoup appris. Le manager girondin explique les choix opérés sur le marché des transferts, revient sur les nombreuses blessures qui ont pénalisé son équipe et assure que le club a déjà engagé plusieurs changements pour éviter de revivre les mêmes difficultés.
À l’heure d’aborder un nouvel exercice, Yannick Bru estime que l’UBB ressort grandie des difficultés rencontrées la saison dernière.
Le technicien bordelais assure que le club a mené une profonde réflexion, aussi bien sur la construction de son effectif que sur son fonctionnement quotidien.
Un recrutement pour rééquilibrer l’équipe
Pour Yannick Bru, la priorité était claire : renforcer un paquet d’avants déjà performant mais qui devait gagner en densité.
Le manager explique dans Midi Olympique que l’objectif était d’apporter davantage de puissance et de profondeur à son effectif.
« Notre credo, depuis deux ans maintenant, c’est rétablir un équilibre de nos forces. On sait que derrière, au niveau de notre ligne de trois-quarts, on a une force de frappe importante. La volonté, c’était de densifier notre huit de devant, en nombre mais aussi en rudesse et en épaisseur physique. »
C’est dans cette logique que l’UBB a recruté Lasha Pkhakadze, Alex Moon et Tom Willis, tout en préparant l’avenir avec les jeunes Thomas Delpeuch et Hugo Amogadro.
Le recrutement de Dan du Plessis répond quant à lui à un besoin plus immédiat, afin de compenser la longue indisponibilité de Rohan Janse van Rensburg.
Les blessures ont pesé très lourd
L’analyse de la saison passée a également mis en lumière un autre problème majeur : les nombreuses blessures.
Bru rappelle que plusieurs secteurs de jeu ont été décimés pendant de longues semaines.
Selon lui, ces absences ont obligé le staff à solliciter excessivement certains joueurs.
« Les blessures ciblées et souvent aux mêmes postes nous ont forcés, parfois, à surutiliser certains joueurs, ce qui nous a probablement conduits à avoir moins de carburant en fin de saison. »
Le manager cite notamment les longues indisponibilités de Max Lucu, Martin Page-Relo, Nicolas Depoortere, Yoram Moefana, Adam Coleman, Cyril Cazeaux, Marko Gazzotti ou encore Jean-Luc du Preez.
Des constats proches de ceux de sa première saison
Yannick Bru reconnaît que le bilan réalisé cet été lui a rappelé ses débuts à la tête de l’UBB.
« Le récapitulatif de la saison 3 a quasiment livré les mêmes constats que celui de la saison 1. »
Il estime également que l’enchaînement du Top 14, de la Champions Cup et des obligations internationales d’une grande partie de son effectif a représenté un défi permanent.
« Cette troisième année a été par moments hyper challengeante. On a eu l’impression d’être tout le temps sur la ligne de crête. »
« Il ne s’agit plus seulement d’analyser, il faut agir »
Éliminée avant les phases finales du Top 14 quelques mois après avoir remporté la Champions Cup, l’UBB entend désormais transformer cette déception en moteur.
Pour Yannick Bru, l’heure n’est plus aux constats.
Le manager veut désormais voir les changements se traduire sur le terrain.
« Quand on prend une bonne gamelle, on a toujours envie de se relever et de recourir plus vite. Il ne s’agit pas juste de rester dans l’analyse, il faut agir maintenant. »
Satisfait de l’état d’esprit affiché depuis la reprise, il préfère toutefois rester prudent.
« J’ai le sentiment qu’il y a une énergie très positive depuis la reprise. Mais la seule vérité, c’est celle des matchs, du terrain. »
L’UBB espère désormais que toutes les leçons tirées de cette intersaison permettront au club de retrouver rapidement la constance qui lui a fait défaut la saison passée.







