
À 40 ans, Benjamin Urdapilleta s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire du Top 14. L’ouvreur de l’USAP n’est plus qu’à une seule unité du record absolu du nombre de points inscrits dans le championnat, détenu jusqu’ici par Romain Teulet. Une performance que l’international argentin n’aurait jamais imaginée lorsqu’il est arrivé en France il y a plus de treize ans.
Le compte à rebours est lancé.
Auteur de 2 611 points en Top 14, Benjamin Urdapilleta ne se trouve plus qu’à une seule unité du record historique de Romain Teulet, auteur de 2 612 points dans l’élite du rugby français.
Un accomplissement exceptionnel pour l’ouvreur de l’USAP, qui s’apprête à disputer ce qui devrait être sa dernière saison professionnelle.
« Je n’aurais jamais imaginé vivre ça »
L’Argentin reconnaît suivre de près cette quête du record.
Il savoure déjà cette performance, qu’il considère comme totalement inattendue comme il l’explique pour Actu Rugby :
« J’ai bien conscience qu’il y a le record qui m’attend. Ça fait toujours plaisir. Ça fait partie des petites choses que je n’aurais jamais imaginées avoir dans ma vie. Je voulais juste jouer au rugby en Top 14 en tant que professionnel. Mais je n’aurais jamais envisagé que moi, Benjamin Urdapilleta, je pourrais avoir ce record, c’est énorme. »
Mais une fois cette marque dépassée, l’ouvreur de 40 ans ne compte pas s’arrêter là.
Son objectif est désormais de laisser une trace durable dans les livres d’histoire.
« Après, le battre, ce n’est pas le problème. Il va surtout falloir que je le mette le plus haut possible pour que ceux qui arrivent derrière ne le battent pas… »
Une longévité qu’il n’avait jamais imaginée
Lorsque Benjamin Urdapilleta a lancé sa carrière, il était persuadé que celle-ci s’arrêterait bien plus tôt.
Aujourd’hui encore, il peine parfois à réaliser qu’il évolue toujours au plus haut niveau à 40 ans.
« Lorsque j’ai commencé, je croyais qu’à 30 ans, un peu plus de 30 ans, 32, 33, une carrière s’arrêtait. Maintenant j’ai 40 ans et je suis encore un joueur pro. Quand je me retourne, j’ai pris conscience que c’était compliqué dès le début. »
Le souvenir des années difficiles
Avant de devenir l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du championnat de France, Benjamin Urdapilleta a pourtant connu des périodes beaucoup plus compliquées.
L’international argentin n’oublie notamment pas son passage aux Harlequins, où son temps de jeu était très limité.
Avec le recul, il mesure tout le chemin parcouru.
« Avant d’arriver à Oyonnax, j’étais aux Harlequins pendant 2 ans. Je ne jouais pas, j’étais dans le dur, j’ai beaucoup travaillé, je n’ai pas baissé les bras pour pouvoir continuer mon rêve. C’est beau parce que ça a marché. Tout le travail dans l’ombre, tout ce que j’ai fait mentalement pour ne pas lâcher, je le vois maintenant que j’ai 40 ans, je vois là où j’en suis et toute la carrière que j’ai fait. Je suis fier, très fier de ça. »
Treize ans après son arrivée en Top 14 sous les couleurs d’Oyonnax, puis après des passages marquants à Castres, Clermont et désormais Perpignan, Benjamin Urdapilleta s’apprête donc à inscrire son nom tout en haut des tablettes du rugby français. Un record historique qui pourrait tomber dès son prochain match.







