
Le Stade Toulousain a encore montré sa capacité à faire basculer un match en quelques minutes. Menés de 14 points par Bayonne à l’heure de jeu (42-28), les champions de France ont totalement renversé la rencontre en inscrivant quatre essais dans le dernier quart d’heure pour finalement s’imposer 54-47 à Jean-Dauger.
Tout avait pourtant sérieusement basculé en faveur de l’Aviron après la pause. Devant 28-21 à la mi-temps, Toulouse a encaissé trois essais en une vingtaine de minutes. Mais lorsque les Rouge et Noir ont remis de la vitesse dans leur jeu, avec notamment Paul Graou à la manœuvre, Bayonne n’est pas parvenu à contenir leur retour.
« Quand nous étions dans le dur, ils ont continué à accélérer »
Le Stade Toulousain n’a pas souhaité envoyer de joueur ou de membre du staff devant la presse après la rencontre. C’est donc Gerard Fraser, entraîneur principal de Bayonne, qui a analysé cette incroyable fin de match.
Le technicien néo-zélandais a parfaitement résumé ce qui différencie selon lui Toulouse lorsque son adversaire commence à montrer des signes de faiblesse.
Dans Midi Olympique, Fraser a notamment été marqué par la capacité collective des Toulousains à accélérer au moment où Bayonne commençait à souffrir.
« Quand nous étions dans le dur, ils ont continué à accélérer. Ça, c’est Toulouse. Lorsque le Stade voit une faiblesse chez son adversaire, il a cette capacité à réagir collectivement. C’est ce que nous avons vu, ce soir. »
Romain Ntamack lance la remontée à la 63e minute en récupérant un coup de pied de Paul Graou par-dessus la défense. Trois minutes plus tard, Kalvin Gourgues frappe à son tour.
Et cette fois, tout va extrêmement vite.
Après un ballon mal maîtrisé par Cheikh Tiberghien dans ses 40 mètres, Toulouse n’a besoin que d’une dizaine de secondes pour parcourir environ 60 mètres et envoyer Gourgues dans l’en-but.
Quatre essais dans le dernier quart d’heure
Bayonne n’est alors plus capable d’endiguer les vagues toulousaines.
À la 75e minute, Georges-Henri Colombe profite du travail de ses avants sur un ballon porté pour inscrire le troisième essai de cette remontée.
Deux minutes plus tard, nouvelle erreur basque et nouvelle sanction immédiate.
Peato Mauvaka se retrouve à la conclusion d’une action éclair, seulement onze secondes après un en-avant de Paulos à la sortie d’un ruck.
En l’espace d’un quart d’heure, Toulouse vient ainsi de transformer un retard de 14 points en une victoire spectaculaire.
Gerard Fraser ne pouvait que constater l’efficacité redoutable du champion de France :
« Face à Toulouse, la moindre erreur, tu la paies cash… »
Avec quatre essais inscrits entre la 63e et la 77e minute, les Rouge et Noir ont finalement arraché une victoire 54-47 après avoir semblé sérieusement distancés.
Une dernière répétition spectaculaire avant le retour du Top 14, et surtout une nouvelle démonstration de cette capacité toulousaine à sanctionner presque instantanément la moindre baisse de régime adverse.







