
Quelques mois après avoir retrouvé les phases finales, Pau a immédiatement montré que son ambition restait intacte. La Section a fait tomber Montpellier, finaliste du dernier Top 14, sur sa pelouse (27-19).
À l’issue de la rencontre, Beka Gorgadze a réuni ses partenaires en cercle sur la pelouse très abîmée du Septeo Stadium. Le capitaine a félicité avec force un groupe qui venait de remporter une première bataille particulièrement importante.
« On peut faire de grandes choses »
Pau avait terminé la saison dernière par une immense déception, avec une élimination à domicile contre le Racing 92 en barrage (31-33). Cette page douloureuse a été analysée, mais Sébastien Piqueronies sait qu’elle ne sera définitivement effacée qu’au terme du nouvel exercice.
Pour L’équipe, le manager a résumé le message transmis par son capitaine après la victoire :
« Quand nous croyons en nous, on peut faire de grandes choses. »
La Section a rapidement profité de l’indiscipline montpelliéraine pour prendre les commandes. En supériorité numérique après les cartons jaunes de Baptiste Erdocio et Luka Japaridze, les Palois menaient 10-0 après 23 minutes puis 17-7 à la pause.
Piqueronies savoure ce succès sans oublier l’exigence du championnat :
« La page est tournée, obligatoirement, on a débriefé ce match mais je sais que pour solder ce moment-là, il faudra attendre le mois de juin et ce mois de juin, il est très, très loin. Prendre quatre points à Montpellier, c’est une très grande fierté mais on doit surtout rester humbles car ce Championnat est une remise en cause permanente. Ce qui est important maintenant, c’est d’enchaîner. »
Le prochain rendez-vous arrivera rapidement avec la réception de Bayonne, samedi au Hameau.
Le manager refuse donc d’accorder une importance démesurée à cette première victoire :
« Quatre points, c’est très peu à l’échelle du Top 14. »
Pau a résisté à son gros temps faible
Montpellier a réagi après la pause et a même réussi à reprendre l’avantage. La Section n’a pourtant pas paniqué. Solides dans le jeu au sol et en défense, les Béarnais ont trouvé les ressources nécessaires pour reprendre le contrôle du match.
L’un des tournants est intervenu à la 71e minute. Alors que Pau menait 24-19, Lucas Rey a gratté un ballon devant sa propre ligne et empêché le MHR de revenir.
Loïc Credoz retient principalement la solidarité affichée dans ce moment décisif :
« On sait que sur ces premières journées, il y a une opportunité à jouer à l’extérieur, car les équipes ne sont jamais bien rodées. Quand en fin de match, on défend bien devant notre ligne et que Lucas Rey gratte un ballon, c’est une bascule qui montre bien notre solidarité sur ce match. Ne pas prendre de points à ce moment-là, c’est énorme, on peut inverser la pression et on s’en sort. Je suppose que ça n’a pas été le meilleur des matches à regarder, mais on a été froids, on a joué les uns pour les autres. »
Sébastien Piqueronies a également apprécié la réaction mentale de ses joueurs :
« On a eu un gros temps faible en début de deuxième période, mais on a été résilients. »
Une victoire obtenue avec de nombreux absents
Pau s’est montré performant sur les ballons portés, stable en mêlée et particulièrement dangereux dans les rucks. Cette efficacité prend encore davantage de valeur au regard des absences.
La Section était notamment privée de Fabien Brau-Boirie, Hugo Auradou, Théo Attissogbe et Julian Montoya. Grégoire Arfeuil, Reece Hewat, Bastien Vergnes-Taillefer et Sacha Zégueur manquaient également à l’appel.
Piqueronies estime que son groupe a parfaitement passé son premier véritable test :
« On redoute toujours de débuter le Top 14. Même si j’ai un groupe de qualité face au travail, quand on passe en compétition, on se met à nu, on s’évalue et je trouve qu’on a bien passé cette évaluation face au finaliste. »







