
Aucune réaction d’orgueil, mais une nouvelle déroute. Une semaine après avoir encaissé 64 points à Bordeaux, le Racing 92 a été surclassé par Lyon à Créteil (31-48). Les chiffres des trois dernières rencontres des Franciliens deviennent complètement vertigineux.
Depuis le début de la saison, les Ciel et Blanc ont déjà concédé 112 points et 18 essais en seulement deux journées. En ajoutant la demi-finale perdue contre Toulouse en juin dernier (71-17), le bilan atteint 183 points et 28 essais encaissés sur trois matches.
Une moyenne de 61 points encaissés
Le Racing concède donc actuellement une moyenne de 61 points et 9,33 essais par rencontre. Des statistiques extrêmement préoccupantes pour une équipe qui avait pourtant terminé la saison dernière dans le dernier carré du Top 14.
La fatigue accumulée pendant la phase finale pouvait partiellement expliquer le naufrage contre Toulouse. Cet argument n’est plus recevable après une préparation estivale complète et deux nouvelles prestations aussi inquiétantes.
Lyon a même laissé douze points face aux perches. Sans ces nombreux échecs, le Racing aurait pu subir une correction encore plus importante devant son public.
« On a joué à la baballe »
Patrice Collazo estime toutefois que le contenu livré contre le LOU diffère légèrement de celui proposé à Bordeaux. L’engagement était davantage présent, mais l’utilisation du ballon a exposé son équipe aux qualités lyonnaises.
Le manager regrette notamment les nombreuses munitions offertes à l’adversaire :
« On est présent dans l’engagement mais on n’est pas bon dans l’utilisation du ballon, et on joue à la baballe. »
Les trois premiers essais lyonnais sont directement venus de ballons récupérés. Face à une équipe particulièrement dangereuse en transition, ces pertes ont été immédiatement sanctionnées.
Le jeu au pied francilien n’a pas davantage permis de ralentir Lyon :
« Leurs trois premiers essais, ce sont des ballons de turn over. Et nos coups de pied n’ont pas été du tout adaptés à ce profil d’équipe. On n’a pas bien appréhendé cette rencontre. »
Une remise en question générale
Le Racing est également tombé sur un Jiuta Wainiqolo inarrêtable. Auteur de deux essais et d’une passe décisive, l’ailier fidjien a profité des immenses espaces laissés par la défense francilienne.
Après la rencontre, Patrice Collazo n’a épargné ni ses joueurs ni son propre staff. Le problème dépasse désormais largement quelques erreurs individuelles.
Le manager reconnaît que toutes les composantes du Racing évoluent actuellement très loin de leurs standards :
« Ce qui est certain, c’est qu’on n’est pas à notre vrai niveau, du moins celui où nous étions la saison dernière. Individuellement, certains joueurs ne le sont pas non plus. Mais peut-être que nous, staff, on ne s’est pas encore mis au niveau non plus. »
Déjà au pied du mur
Après seulement deux journées, le Racing occupe la dernière place du classement sans le moindre point. Le prochain déplacement à La Rochelle, vainqueur de Toulouse puis du RCT, apparaît déjà particulièrement dangereux.
Patrice Collazo mesure l’urgence de la situation :
« On est déjà un peu au pied du mur, sinon des écarts vont se creuser. Mais ça nous ressemble tellement. Ça va demander une mobilisation énorme en semaine, énorme le week-end. »







