
Le Stade Toulousain a largement dominé l’UBB, mais Cyril Baille refuse de tirer des conclusions après deux journées. Le pilier retient la puissance collective affichée tout en pointant les passages à vide de son équipe. Il savoure également chaque titularisation aux côtés de Julien Marchand et Dorian Aldegheri.
Pour son premier match de la saison, Baille a participé à une prestation très complète des Rouge et Noir. Toulouse a marqué sur des séquences au large, dans l’axe et derrière des ballons portés, après une entame durant laquelle Bordeaux avait pourtant imposé une forte résistance.
Baille refuse de s’enflammer
Les Toulousains ont eu besoin d’une quinzaine de minutes pour véritablement installer leur jeu. Dès que les sorties de balle se sont accélérées, l’UBB n’a plus réussi à contenir les offensives locales.
Cyril Baille a apprécié la capacité de son équipe à construire sa domination.
« On a essayé de jouer notre rugby, de ne pas non plus relancer trop de ballons dans tous les sens. On voulait construire petit à petit. C’est ce qu’on a fait. On ne s’est pas pris pour d’autres. »
Le pilier rappelle toutefois que ce succès ne représente qu’une étape dans une saison particulièrement longue.
Le Toulousain veut conserver les bons ingrédients affichés à Ernest-Wallon.
« On avait ciblé cette soirée pour faire un gros match. On s’était dit les choses cette semaine et on est contents de construire quelque chose là-dessus pour le début de saison. La saison est tellement longue, ça va être un sacré marathon. »
Les trous d’air restent à corriger
Malgré une avance de 36 points à la pause, Toulouse n’a pas totalement maîtrisé le second acte. Bordeaux a davantage contesté les rucks et profité d’une baisse de régime des champions de France.
Baille identifie une faiblesse récurrente au retour des vestiaires.
« Du retour de mi-temps à la 60e minute, on a parfois des trous d’air. Il faut arriver à gommer ça. »
Quelques rebonds favorables ont également accompagné le récital toulousain. Pas de quoi tromper la vigilance d’un groupe habitué aux exigences d’Ugo Mola.
Le pilier sait que le manager rappellera rapidement ses joueurs à l’ordre.
« Le match a été bon. Mais demain, Ugo va nous mettre en alerte. »
Une saveur particulière avec Marchand et Aldegheri
Cette rencontre marquait aussi les retrouvailles d’une première ligne emblématique. Cyril Baille débutait avec Julien Marchand et Dorian Aldegheri, deux joueurs avec lesquels il a grandi et remporté de nombreux titres.
Ces moments deviennent encore plus précieux au fil des saisons.
« C’est un symbole à chaque fois qu’on joue ensemble. On a la chance d’avoir vécu beaucoup de choses depuis le début ensemble. Et on sait aussi que l’étau se resserre. On essaie d’en profiter dès qu’on est alignés tous les trois. »
La soirée a également été marquée par l’étonnant dégagement au pied de Marchand depuis son propre en-but. Une initiative qui a visiblement surpris Baille.
Le pilier n’a pas résisté à l’envie de chambrer son coéquipier.
« On se fout souvent de sa gueule à l’entraînement. Quand je l’ai vu taper, je me suis demandé ce qu’il allait nous faire. Finalement, il s’en est bien sorti. Il a eu une belle palette. »







