
Malgré l’intérêt manifesté par plusieurs formations, Marko Gazzotti a décidé de prolonger son contrat avec Bordeaux-Bègles jusqu’en 2029. À 21 ans, le troisième ligne estime que son aventure girondine est encore loin d’être terminée.
L’annonce est intervenue deux jours avant la lourde défaite concédée à Toulouse (48-12). En difficulté comme l’ensemble de ses partenaires à Ernest-Wallon, Gazzotti reste néanmoins l’un des joueurs autour desquels l’UBB souhaite bâtir son avenir.
Plusieurs clubs avaient approché Gazzotti
Arrivé de Grenoble en 2023 après son titre de champion du monde U20, Marko Gazzotti s’est rapidement installé dans la rotation bordelaise. Sa progression et ses premières performances internationales ont naturellement attiré l’attention d’autres équipes.
Le joueur a étudié les différentes possibilités avant de privilégier la stabilité. Ses liens avec les jeunes éléments de l’effectif et la capacité de l’UBB à lutter régulièrement pour les titres ont pesé dans sa réflexion.
Gazzotti reconnaît avoir écouté les offres reçues avant de choisir Bordeaux.
« J’ai écouté les propositions d’autres clubs. Mais mon histoire avec l’UBB n’est tout simplement pas terminée. Depuis trois ans, j’ai lié pas mal d’affinités avec beaucoup de mecs, on est une génération assez jeune et je ne me voyais pas partir maintenant, sachant qu’on commence à avoir de l’émulation et une équipe qui peut tenter de gagner des titres chaque année. J’avais cette envie de prolonger, donc on a trouvé un accord pour les deux prochaines années. »
Sa signature accompagne celles de Louis Bielle-Biarrey et Pierre Bochaton, également sécurisés sur la durée. Pour Yannick Bru et Laurent Marti, conserver ces trois joueurs représentait une priorité importante.
Le manager bordelais a notamment salué les efforts consentis par son président. Il a reconnu qu’un véritable soulagement avait accompagné la finalisation de ces dossiers, tant il devient difficile de conserver les jeunes joueurs les plus talentueux.
Une place à prendre avec le XV de France
La décision de Gazzotti intervient après un été particulièrement encourageant sous le maillot français. Le numéro 8 a été titularisé contre l’Angleterre A, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon.
Ces rencontres lui ont permis de gagner en expérience et de renforcer sa candidature à un poste où la hiérarchie reste ouverte. Sa capacité à évoluer également comme flanker représente un atout supplémentaire.
Le Bordelais reconnaît que cette séquence internationale a renforcé sa confiance.
« Jouer ces matches internationaux avec l’équipe de France, gagner en Australie et au Japon, même de jouer contre les Blacks, où on a presque réussi à les battre : ce sont des matches qui donnent de la confiance. »
Gazzotti refuse toutefois de considérer sa place comme acquise. La concurrence avec Grégory Alldritt, Anthony Jelonch et les autres prétendants demeure particulièrement relevée.
Le troisième ligne sait qu’il devra confirmer avec son club pour retrouver les Bleus.
« Mais rien n’est fait, il faut continuer à travailler pour revenir à ce niveau-là. »
Le retour de Tom Willis ne l’inquiète pas
La concurrence sera également intense à Bordeaux-Bègles. Tom Willis est de retour, tandis que Temo Matiu et Elyjah Ibsaiene représentent eux aussi des options très sérieuses en troisième ligne.
Cette densité ne préoccupe pas Gazzotti. Avec les 26 journées de Top 14 et la Coupe des champions, l’UBB aura besoin d’un groupe fourni et de nombreuses rotations pour tenir toute la saison.
Marko Gazzotti considère cette concurrence comme un moyen de continuer à progresser.
« La concurrence, ça fait tout le temps progresser, ça permet de nous tirer vers le haut, d’avoir aussi de la rotation, parce qu’on sait que le Top 14, c’est un marathon de 26 matches, avec la Coupe des champions derrière. Ce n’est pas la concurrence qui me fait peur, ça va créer de l’émulation dans l’équipe. »







