
Près de 30 000 spectateurs sont attendus samedi au Roazhon Park pour Vannes – Toulouse. Une nouvelle démonstration de l’incroyable ferveur entourant le promu breton, mais aussi un contraste saisissant avec sa situation sportive : après deux journées de Top 14, le RCV n’a toujours pas inscrit le moindre point au classement.
Battus à Castres puis à La Rabine par Montpellier, les Vannetais doivent désormais affronter le champion de France. Et la suite ne sera guère plus confortable avec Toulon, Pau puis un déplacement à Perpignan. Une situation suffisamment sérieuse pour que le club ait déjà réfléchi, en interne, aux leviers à actionner si les résultats tardaient à arriver.
« Deux matches ne doivent pas définir une équipe »
Malgré ce départ sans point, Olivier Cloarec refuse de laisser s’installer un discours alarmiste.
Le président vannetais estime que la véritable valeur de son groupe se mesurera surtout à sa réaction dans cette première période difficile.
Il refuse ainsi de tirer des conclusions après seulement deux rencontres comme il l’explique dans Midi Olympique :
« Deux matches ne doivent pas définir les caractéristiques d’une équipe »
Pour Cloarec, la réponse apportée à cette situation sera beaucoup plus révélatrice :
« Ce qui définit une équipe, c’est sa capacité à se relever, à rester unie et à continuer d’avancer lorsque les choses deviennent plus difficiles. »
Vannes découvre l’exigence du Top 14
Le dirigeant ne masque toutefois pas les difficultés rencontrées depuis le début de la saison.
Vannes espérait évidemment débloquer son compteur contre Castres ou Montpellier. Ces deux rencontres ont surtout rappelé aux Bretons la faible marge d’erreur laissée par le Top 14.
Olivier Cloarec reconnaît que le RCV espérait davantage :
« Bien sûr, nous aurions aimé gagner l’un des deux premiers matchs »
Mais le président vannetais a surtout retenu l’exigence nécessaire pour rivaliser :
« Mais nous avons vu la réalité du très haut niveau. Si nous ne sommes pas à 100 % pendant 80 minutes, c’est compliqué. »
L’objectif est désormais d’élever encore le niveau d’exigence.
Cloarec résume l’ampleur du défi :
« Il faut continuer à travailler et à élever nos standards. En Top 14, il faut quasiment réaliser le match parfait pour gagner. »
Le RCV a déjà anticipé un scénario difficile
La réception de Toulouse intervient surtout au début d’une séquence particulièrement relevée.
Après le champion de France, Vannes devra se mesurer à Toulon, accueillir Pau puis se rendre à Aimé-Giral pour affronter Perpignan. Le risque de voir le compteur rester bloqué encore quelque temps existe donc.
Le club n’attend pas que la situation devienne urgente pour y réfléchir. En début de semaine, le staff et la direction se sont réunis afin d’anticiper les mesures qui pourraient être prises si cette série se terminait sans victoire. Gestion du groupe, travail effectué à l’entraînement, confiance et approche des rencontres font partie des leviers étudiés.
30 000 personnes malgré les défaites
Dans les tribunes, rien ne laisse pourtant penser que Vannes traverse un début de saison compliqué.
Le Roazhon Park s’est rempli en seulement trente minutes pour la réception de Toulouse. Près de 30 000 personnes sont attendues à Rennes, quelques jours seulement après le 45e guichets fermés consécutif du RCV face à Montpellier, en comptabilisant ses saisons de Pro D2.
Vannes ne bénéficie cependant plus de l’effet de surprise qui avait accompagné sa première accession. Désormais connu et étudié par ses adversaires, le club breton doit trouver les solutions pour que son impressionnante croissance populaire commence également à se traduire au classement.







