
Le calcul est spectaculaire : en disputant toute une saison au Roazhon Park devant 30 000 spectateurs, le RC Vannes pourrait faire passer son budget d’environ 27 à 40 millions d’euros. Malgré ces 13 millions supplémentaires potentiels, Olivier Cloarec écarte l’idée d’un déménagement permanent à Rennes. Pour le président vannetais, La Rabine reste indissociable de l’identité du club.
Le succès populaire rencontré par le RCV à Rennes démontre pourtant tout le potentiel économique d’une telle stratégie. Cloarec ne ferme d’ailleurs pas la porte aux délocalisations ponctuelles : il estime même nécessaire d’organiser un, deux ou trois matches loin de La Rabine chaque saison.
Un budget qui pourrait grimper à 40 millions d’euros
Avec une enceinte beaucoup plus grande et la possibilité d’accueillir 30 000 personnes, le changement de dimension financière serait considérable.
Olivier Cloarec ne cherche d’ailleurs pas à minimiser cette réalité.
Le président vannetais chiffre précisément dans les colonnes de Midi Olympique ce que pourrait représenter une saison entière disputée à Rennes :
« Si le RCV jouait toute une saison au Roazhon Park, avec 30 000 personnes à chaque match, notre budget pourrait effectivement passer de 27 à environ 40 millions d’euros. »
Un tel bond permettrait au club breton de disposer de moyens considérablement supérieurs. Mais pour Cloarec, l’équation ne peut pas être uniquement financière.
« Ce n’est pas notre identité »
Depuis son développement dans le rugby professionnel, le RC Vannes a construit une grande partie de son histoire autour de La Rabine.
Abandonner son stade pour profiter systématiquement de la capacité du Roazhon Park ferait courir un risque beaucoup plus profond au projet vannetais.
Cloarec refuse de remettre en cause l’histoire construite depuis plusieurs années :
« C’est une réalité mais ce n’est pas l’histoire que nous racontons depuis toutes ces années. Ce n’est pas notre identité. »
Le président du RCV redoute surtout les conséquences d’une délocalisation permanente :
« Si nous délocalisions tous nos matchs, nous perdrions notre âme, une partie de notre identité et probablement une partie de cette ferveur. La Rabine est le stade du RCV. C’est ici que cette histoire s’est construite. »
Jusqu’à trois délocalisations dans la saison
Pas question pour autant de renoncer totalement à Rennes ou à d’autres grandes enceintes.
La stratégie envisagée consiste plutôt à trouver un équilibre : conserver La Rabine comme domicile du RCV tout en profitant ponctuellement de matches délocalisés pour toucher davantage de public et générer de nouvelles recettes.
Olivier Cloarec estime même ces rendez-vous nécessaires au développement du club :
« En revanche, il faut accepter de délocaliser un, deux ou trois matchs dans la saison. »
L’objectif est autant économique que territorial :
« C’est nécessaire pour donner un coup de projecteur au club, au territoire et à la Bretagne mais aussi pour aller chercher des moyens financiers supplémentaires. »







