
Jiuta Wainiqolo et Théo Attissogbe ont marqué les esprits le week-end dernier et vont désormais se retrouver face à face. Le Fidjien de Lyon et l’international français de Pau représentent deux profils très différents, mais Vincent Clerc leur trouve un point commun : un potentiel offensif exceptionnel.
Wainiqolo restera sur son aile tandis qu’Attissogbe débutera à l’arrière pour compenser l’absence de Jack Maddocks. Une opposition particulièrement attendue après leurs performances respectives contre le Racing 92 et Bayonne.
Wainiqolo, le « facteur X » par excellence
Le Lyonnais avait martyrisé la défense du Racing 92 avec deux essais, deux autres offerts à ses partenaires et plusieurs initiatives ayant directement déséquilibré les Franciliens.
Les chiffres confirment sa capacité à terminer les actions. Meilleur marqueur du Top 14 la saison dernière avec 18 essais, Wainiqolo en compte dix sur ses douze matches de championnat disputés en 2026. Attissogbe en a inscrit cinq en onze rencontres sur la même période.
Pour Vincent Clerc, les deux hommes possèdent des qualités offensives exceptionnelles malgré des caractéristiques très différentes. Il s’est confié pour L’équipe :
« L’un et l’autre ont un potentiel offensif absolument dingue. Mais leurs profils sont différents. Wainiqolo, c’est la définition même du facteur X, le joueur qui par ses initiatives, ses prises de risques va faire de grosses différences. Dans la plus belle tradition des îliens comme (Vilimoni) Delasau, (Rupeni) Caucaunibuca, (Timoci) Matanavou ou (Sireli) Bobo. »
Attissogbe possède « une palette plus large »
À seulement 21 ans, Théo Attissogbe s’inscrit davantage dans l’organisation collective de la Section Paloise.
Une semaine après avoir été spectaculaire contre Bayonne malgré une violente réception aérienne sur la nuque, le Français va changer de poste pour affronter Lyon.
Vincent Clerc estime que le Palois possède un registre particulièrement complet :
« Théo a un jeu moins fantasque, davantage inscrit dans un collectif mais il est tout aussi efficace et a une palette plus large. S’il marque moins, c’est que la finition est davantage répartie vu la richesse de la ligne de trois quarts paloise. »
Sa polyvalence permet ainsi à Sébastien Piqueronies de l’installer à l’arrière sans bouleverser l’organisation de son équipe.
« Il y a des trucs que seul lui sait faire »
À Lyon, les partenaires de Wainiqolo semblent eux-mêmes parfois spectateurs de ses initiatives.
Après la victoire contre le Racing, Dylan Cretin avait résumé la liberté dont dispose le Fidjien à l’intérieur du système lyonnais.
Le troisième ligne reconnaissait l’impossibilité de prévoir certaines inspirations de son coéquipier :
« On prépare un plan de jeu pour gagner le match et après lui il fait à sa sauce tout en restant dans ce plan. Mais il y a des trucs que seul lui sait faire et que toi tu ne maîtrises pas. »
Cette créativité ne signifie pourtant pas que Wainiqolo joue sans contrôle.
Vincent Clerc insiste justement sur la lucidité du Fidjien malgré ses nombreuses prises d’initiative :
« Il n’a pas beaucoup de déchets et ses initiatives sont raisonnées ce qui n’est pas toujours le cas avec les Fidjiens assez fantasques. Ce n’est jamais n’importe quoi, c’est toujours lucide et il fait beaucoup jouer après lui. »
Sa vitesse lui permet également de compenser certaines situations lorsque la défense lyonnaise est prise dans son dos.
Attissogbe aussi précieux en défense
Théo Attissogbe présente un profil différent dans ce domaine. Avec cinq plaquages en moyenne par rencontre, le Palois apporte une importante garantie défensive en plus de ses qualités offensives.
Son jeu au pied et son aisance sur les ballons hauts expliquent également sa capacité à évoluer à l’arrière.
Vincent Clerc souligne cette polyvalence particulièrement précieuse :
« C’est un registre de jeu au pied plus complet, plus varié. Une aisance dans les airs pour défendre sur les ballons hauts également etc. En plus de son formidable potentiel offensif, c’est un très bon défenseur. »
Ce samedi, Lyon pourra donc compter sur son facteur X fidjien tandis que Pau alignera à l’arrière l’une des armes les plus complètes de sa ligne de trois-quarts.







