
Le club basque cherche à élargir son capital et échange depuis cet été avec Sport6, une structure qui se présente comme un fonds d’investissement de 100 M€ dédié à la transformation durable et à la croissance des clubs et PME du sport. Une réunion s’est encore tenue le vendredi 18 septembre, veille de la victoire bonifiée contre Clermont (46-24). Aucun accord n’a été conclu à ce jour.
L’Aviron Bayonnais n’en fait plus mystère : il est en quête de ressources complémentaires. La situation financière du club, sans être alarmante, n’est pas optimale. Le déficit de l’exercice 2024-2025 s’est établi à 300 000 euros, et il devrait s’accroître à l’atterrissage de la saison 2025-2026. À cela s’ajoute l’emprunt contracté pour la rénovation de Jean-Dauger, loin d’être neutre dans l’endettement du club.
Une augmentation de capital ouverte jusqu’au 30 septembre
Pour répondre à cette équation, une augmentation de capital d’un peu plus de 433 000 euros a été votée lors de l’assemblée générale du 25 août dernier. L’opération, en cours jusqu’au 30 septembre prochain, doit faire passer le capital social de 4 449 679,32 euros à 4 883 120,64 euros.
Reste la question centrale : qui souscrira ? L’opération est ouverte à tous, y compris aux nouveaux entrants. Et c’est précisément là que la piste des fonds d’investissement prend tout son sens.
Sport6, l’interlocuteur venu de Paris et Bordeaux
Après Sportfive, l’agence de marketing sportif qui accompagne le club dans sa stratégie commerciale, l’Aviron est donc en contact avec Sport6. Cette antenne de la société Source Private Assets, créée en 2026, se définit sur LinkedIn comme « un fonds d’investissement de 100 M€ dédié à la transformation durable et à la croissance des clubs et PME du sport ».
Selon les informations de « Sud Ouest », les discussions sont en cours depuis cet été avec cette société française basée entre Paris et Bordeaux, dont l’équipe est dirigée par Guillaume-Olivier Doré. Contacté, ce dernier n’a pas souhaité faire de commentaires.
Le silence des dirigeants bayonnais
Du côté basque, la communication est tout aussi verrouillée. Le directeur général Alexandre Aubert n’a pas donné suite aux appels de nos confrères, et le téléphone du président Philippe Tayeb renvoie directement sur sa messagerie.
Dans l’entourage de l’Aviron, on préfère mettre en avant les « valeurs communes » entre les deux entités, une manière de rassurer ceux qui lèvent un sourcil devant les mots « fonds d’investissement », parfois effrayants dans le domaine du sport.
Un dossier en toile de fond d’une saison contrastée
Le calendrier de ces discussions se superpose à un début de saison en dents de scie. Une semaine après la claque monumentale reçue à Pau (70-28), les Bayonnais ont rectifié le tir avec un succès bonifié face à Clermont (46-24), samedi. Si tout n’a pas été parfait, l’affront est en partie lavé. Reste que l’avenir du club se jouera aussi, et peut-être surtout, hors du terrain d’ici au 30 septembre.







